Interview Toshiya livret TWOM

– Je pense que The world of mercy est une chanson que seul Dir en grey peut faire.

Toshiya: Merci. Mais « que seul Dir en grey peut faire », je pense que la longueur de la chanson, l’atmosphère et l’attitude du groupe incluant tout ce qui a été fait jusqu’à présent a été exprimé.

– Pensez-vous que ça a une influence sur la suite de The insulated world?

Toshiya: Au final, The insulated world…… hm, c’est, je ne sais pas si je m’exprime correctement mais je vois ça comme une réponse. Plutôt qu’influencer la suite, je la vois comme une destination de The insulated world.

– The insulated world est le 10ème album, vous avez passé une étape.

Toshiya: Que ce soit pour les albums ou les singles, je pense toujours à ce qui suivra mais la différence avec ce single c’est qu’il met fin à l’album. Il n’y a pas de suite à la source sonore de cet album. Et puis quand la chanson est sortie elle n’était pas dans The insulated world, on sent vraiment qu’on va à un autre endroit.

– Pourquoi l’avez vous conçu de cette façon?

Toshiya: Je ne sais pas. Mais c’est la sensation que j’ai. Aussi, l’image qu’on a à la fin de l’album et la tour de Babel. C’est comme si nous construisions notre propre château vers les cieux et que chaque pièce est une chanson. Finalement je ne sais pas encore ce qui est arrivé à ce château. Peut-être a t-il été détruit par le tonnerre, ou alors il a grandi jusqu’au ciel? Je pense que c’est une chanson qui enrichi la fin de l’histoire.

– The world of mercy est magnifique mais elle a été coupée / rognée. On voit la tendance récente de Dir en grey.

Toshiya: En effet. Quand c’est une longue chanson, les éléments de l’atmosphère ou ceux de l’organisation deviennent toujours très similaires donc c’était assez difficile à faire.

– Je pense qu’à notre époque la musique en elle même devient plus compact dû à l’utilisation du streaming ou la diffusion. Sortir une longue chanson donne une identité, mais avez vous pensé à ça?

Toshiya: Notre époque… J’y pense beaucoup. Si nous pouvions garder un œil dessus tout en avançant ça serait l’idéal, mais au bout d’un an, même un jour ou deux, les tendances sont déjà passées. C’est pourquoi, au lieu de courir après les tendances je pense que c’est mieux que nous suivions ce que nous sommes actuellement.

-Vous faites seulement ce que vous voulez faire.

Toshiya: C’est ça. Bien sûr j’ai aussi ma propre volonté mais c’est surtout la volonté du groupe. Mais ne vous méprenez pas, ça ne veut pas dire que je ne fais pas ce que je veux.

-Dir en grey a une forte impression depuis les débuts et ça n’a pas changé, mais le groupe vient d’atteindre les 20 ans et je trouve que le groove devient de plus en plus fascinant.

Toshiya: En effet. Ce qu’on peut faire à 5, la production du son ou les lives, tout est connecté, tout se répond. Je suis très reconnaissant et je trouve ça génial de l’avoir fait pendant 20 ans, avoir toujours marché ensemble…… c’est peut-être bizarre de dire ça comme ça mais, il y a des personnes qui créent le sol qui nous soutient. C’est pourquoi nous pouvons faire ce que nous aimons.

-Il n’y avait pas de sol.

Toshiya: Au début il n’y avait personne.

-Vous n’avez pas dérangé le sol de quelqu’un d’autre, vous avez cultivé le votre avec vos auditeurs.

Toshiya: C’est exact.

-Avec ça on peut facilement sortir une excellente musique.

Toshiya: En effet. Je pense que c’est unique [seulement maintenant]

-Si je peux me permettre, je trouve qu’il y a un côté humain et une gentillesse qui ressort de cette chanson. Peut-être dû à ce feeling dont vous parliez.

Toshiya: Je pense que les gens sont seuls peu importe où ils vont, c’est quelque chose d’incompréhensible mais, dans cette solitude, j’ai rencontré les membres à travers la musique, grâce à cette rencontre j’ai rencontré le staff qui suit le groupe et j’ai rencontré les fans qui nous soutiennent plus que n’importe qui, le cercle du monde qui m’entoure s’élargi, ça s’est changé en son et c’est devenu quelque chose de magnifique.

Interview Die livret TWOM

-Dites nous ce que vous ressentez à propos de The world of mercy.

Die: Ça fait un an depuis la création de The insulated world et ça faisait longtemps qu’on n’avait plus composé, c’était rafraîchissant. Comme nous n’avons fait qu’une tournée pour The insulated world nous ne sommes pas passé à autre chose, c’est le son du Dir en grey actuel.

-On dirait que nous sommes toujours dans la vision du monde de The insulated world.

Die: Ça se ressent fortement. Ça sera aussi le cas pour la prochaine tournée. On va jouer dans cet état d’esprit donc on ressentira le lien. C’est pourquoi je pense que c’est une extension de l’album.

– Que pouvez-vous dire sur le fait que cette chanson dure plus de 10 minutes?

Die: La définition d’un single est différente pour chaque personne mais dans notre cas c’est toujours un soucis. Parce que c’est une seule chanson. Les deux derniers singles étaient des chansons condensées en seulement 3 minutes. A cause de ça on penserait qu’on sortirait encore le même genre de chanson donc on s’est dit « et si on sortait une longue chanson comme single ». Personne d’autre ne le fera et il n’y a que nous pour pouvoir le faire. [Il y a une dernière phrase que je n’ai pas compris].

-Je pense que Dir en grey est un groupe qui peut montrer la vision du monde d’un album, c’est pourquoi les singles sont plus compliqués.

Die: C’est ça à chaque fois. Une chanson facile à écouter et facile à comprendre, si c’est un single basique on n’a pas besoin de faire ça. Malgré ça on compose une chanson à l’opposé, on se demande « pour quoi on compose un single? ». Je pense que c’est important de faire comprendre la signification d’un single et de nous exprimer en une seule chanson.

– Comme cette chanson n’a pas beaucoup de « décoration » vous étiez plus préoccupé par chaque son?

Die: C’est exact. Je n’ai pas joué beaucoup de track, il y a le backing de base et deux autres [il parle des pistes d’accompagnement]. Les deux guitares utilisent une dizaine de tracks et des parties inaudibles. C’est pourquoi cette fois ce n’est pas simple mais on a le nécessaire.

– Comment pouvez-vous identifier ce qui est nécessaire?

Die: Quand je me sens soulagé quand je l’ajoute. Ça s’entend tout de suite, d’une certaine façon, ça change votre point de vue / perspective. Finalement, quand on joue en live le son des 5 devient le son principal, c’est l’image qu’on a en écoutant. Ce n’est pas propre à cette chanson, c’est le mode actuel.

– Die, quel est votre son idéal?

Die: Ce n’est pas juste un son « edge » [violent et aiguë]. Je ne trouve pas les bons mots mais, quelque chose de naturel, d’humain.

– Au début il y a un son grave avec un tempo moyen.

Die: En effet. L’intro commence avec le chant de Kyo et un rythme lent. L’impression du début est le plus important.

– Je pensais que l’intro serait courte mais elle continue jusqu’à la moitié. Je me suis dit que c’était la première trahison agréable.

Die: Si quelqu’un qui ne connait pas écoute, il penserait « quand est-ce que ça commence? » A partir de là le monde change rapidement et comme on peut voir différentes scènes dans cette chanson je me demande ce qu’elle donnera en live. C’est plus que ce que j’imagine. Je sens que c’est vraiment une chanson que seul Dir en grey peut faire.

– Quand est-il de la version acoustique de la deuxième chanson, « Dozing green »?

Die: Eh bien, il y avait d’anciennes chansons qui pouvaient être faites en acoustique et d’autres pas. Comme on a joué pas mal de chansons en acoustique le choix était étonnement restreint. Parmi les quelques chansons possibles, la chanson qui semblait pouvoir élargir l’arrangement des accords était Dozing green donc nous l’avons choisie. Ensuite nous l’avons analysée et fait plusieurs essais. Nous avons changé l’approche des accords sans changer grossièrement la composition de la chanson.

– Quel est le son acoustique idéal de Dir en grey?

Die: Ce n’est pas lumineux, ça laisse une atmosphère sombre. Ensuite c’est la façon dont sonne la guitare.

– La tournée 2019 « This way to self destruction » débute en septembre. Cette chanson sera incluse dans la setlist, l’atmosphère des lives changera n’est pas.

Die: Je pense que ça changera considérablement. Ça sera tendu. J’ai l’impression que ce single sera le point central. Ce sera 10 minutes impressionnantes.

Interview Kaoru livret TWOM

-Comment s’est passé la production de The world of mercy?

Kaoru: Hm……….. c’était éprouvant.

-Qu’est ce qui était éprouvant?

Kaoru: Simplement créer la chanson. A chaque fois, les idées me viennent à l’esprit comme un bang, si je pense que ça ne va pas, je la refais avec des modifications mais je me suis dis que ça serait difficile si les membres interfèrent, donc j’ai tout composer seul. Ensuite je leur faisais écouter en demandant ce qu’ils en pensent. Tout faire tout seul était éprouvant. Je créais en écoutant les opinions des membres dans une certaine mesure, mais si je faisais écouter à mi parcours ils ne comprendraient pas bien, je ne pouvais pas leur faire écouter tant que ce n’était pas aussi bien que possible. C’était éprouvant jusqu’à ce que j’y arrive.

-Ça vous a pris beaucoup de temps de composer seul.

Kaoru: En effet. On peut se demander ce que ça aurait donné avec les autres membres.

-The world of mercy est une longue chanson, c’est une idée qui est venue de Kyo n’est-ce pas?

Kaoru: C’est ça. Il a dit qu’il voulait faire une longue chanson. Mais comme c’était étrangement en désordre j’ai pensé dans une certaine mesure que c’était quelque chose dont je devais m’occuper, c’est la raison pour laquelle je l’ai fait seul.

-A la base c’était deux chansons qui sont devenues une?

Kaoru: Nous avions deux chansons pile au moment où nous avions eu l’idée de faire une longue chanson. Nous avons utilisé les mélodies de ces deux chansons et avons essayé d’en faire une seule.

-C’est une longue chanson après The insulated world, elle est grandiose mais pas complexe, le superbe final est rafraîchissant.

Kaoru: C’est vrai, mais quelque chose de nouveau dans le groupe n’est pas forcément nouveau dans le monde. En ce sens c’est un équilibre. Je pensais à jusqu’où nous pouvons nous étendre et comment placer notre personnalité dans la partie étendue.

-Vous pensiez à l’équilibre parce que c’est une longue chanson.

Kaoru: L’équilibre est toujours difficile. Les chansons longues ont beaucoup de développement. J’ai essayé de le réduire autant que possible. Mais les membres voulaient tel développement, tel feeling donc j’ai tout mixé.

-Dans The insulated world le son transmet les sentiments du groupe. Que pensez vous du son idéal du Dir en grey actuel?

Kaoru: L’augmentation du pouvoir de persuasion de chaque instrument et du chant. Plutôt que de faire du remplissage, combien de sons peuvent être crées / joués par chaque membre? C’est ce qui fait que je n’ai pas ajouté trop de « désordre » [trop de sons. C’est ce dont parlait Die « seulement le son de nous cinq ».].

-Vous êtes-vous intéressé par ce genre de son récemment?

Kaoru: Je pense que, depuis récemment, le son du groupe se dirige dans cette direction. Je pense que ça correspond mieux à cette période de rajouter un son dit pop plutôt que le son d’avant qui était plus « docha » [un son lourd peut-être… je ne suis pas sûre pour cette dernière phrase]

-En prenant votre propre chemin, vous pensez à cette période et vous transmettez la direction que Dir en grey ou que vous (Kaoru) prenez.

Kaoru: J’y pense…… ça aurait été mieux que je dise que je n’y pense pas vraiment (rire). C’est notre façon de faire.

-C’est une fin sublime comparé au développement et au nombre de notes.

Kaoru: C’est devenu comme ça pendant l’arrangement. Quand je composais, l’ending n’était pas la première chose que je pouvais faire. Ça a été crée dans l’ordre à partir du début et ça a donné cette atmosphère.

-Dans une longue chanson je pense que c’est compliqué de procéder d’une façon ordonnée, est-ce que cet ordre était visible depuis le début?

Kaoru: Même si ce n’est pas particulièrement ordonné, si ça devient une chanson intéressante c’est bien, mais comme cette fois c’est un single, c’était ordonné dans une certaine mesure, je me suis dis que ça serait bien que ce soit une chanson qui ne laisse qu’un « ? » après l’écoute. Mais je n’ai pas vu l’ordre à la première étape. Je l’ai vu juste avant de faire écouter aux membres.

-Comment ça s’est passé avec les guitares?

Kaoru: Je pense que j’ai crée des phrases qui me correspondent. J’ai crée des loop tout en pensant à la façon dont ça pourrait être développé avec deux guitares. Avec ce que Die joue du côté droit comme un stroke [je sais pas] en faisant sonner mes sentiments simplement.

-J’ai hâte de voir ce que fera Dir en grey en 2020. Y a t-il des choses de prévues pour la suite?

Kaoru: Oui. Il y a plein de choses dont je ne peux pas encore parler donc attendez avec impatience s’il vous plait.

Interview Kyo livret TWOM

-Quel genre de chanson est The world of mercy?

Kyo: C’est le Dir en grey actuel. Ce n’est pas la dernière chanson de The insulated world mais c’est comme ça que je la vois. C’est pourquoi, plutôt que d’intégrer le prochain album, The world of mercy complète The insulated world. C’est de là que viennent le titre et les paroles.

-Vous dites que l’album n’était pas complet, aurait-il eu une autre signification?

Kyo: Je pense que l’album est complet mais s’il y avait une autre chanson comme ça, une expression complète aurait pu être faite.

-C’est une conclusion? Ou un épilogue?

Kyo: C’est plutôt comme une autre fin.

-Je vois. The insulated world a l’air d’être droit / direct, en faisant une chanson longue je me suis demandé s’il y avait eu une réaction [entre l’album et le single], qu’en pensez vous?

Kyo: Il n’y en a pas eu. Cependant, comme il y avait beaucoup de chansons courtes et hardcore on peut faire quelque chose même avec une chanson comme celle ci. Si l’album + a sont trop resserrés, ça fera une masse, si ce n’est pas une chanson qui peut pleinement exprimer une vision du monde à elle seule, ça ne va pas.

-J’ai trouvé que les paroles sont très faciles à comprendre.

Kyo: Ça vient directement de The insulated world. Je continue à exprimer ce que je suis.

-Y a t-il eu un moment où vous êtes passé en mode honnête / franc?

Kyo: Non. C’est seulement des choses que je ressentais ou que je voulais faire à ce moment là.

-Depuis les débuts de Dir en grey il n’y a jamais eu de moment où vous avez pensé avoir épuisé les choses que vous voulez chanter.

Kyo: Il n’y en a pas. Les choses que je veux chanter, si je pense qu’il n’y en a pas il n’y en a pas, et si je pense qu’il y en a il y en a. S’il y a des paroles que je ne peux pas écrire, j’écris des choses que je ne peux pas.

-C’est vous qui décidez s’il y en a ou pas.

Kyo: Oui. Je décide moi-même des limites et c’est moi-même qui pense si c’est douloureux.

-Les mots et les idées jaillissent de plus en plus.

Kyo: Je sors juste ce qu’il y a en moi. Il y a beaucoup de choses qui rejoignent ce que je dis dans The insulated world. Je l’ai fait volontairement, je ne les ai pas séparés / pas fais de différence. Un seul message suffit pour tout l’album.

-En dehors de Dir en grey vous avez d’autres activités musicales et diverses. D’un point de vue extérieur on peut penser que c’est génial que les idées ne s’arrêtent pas, mais d’après ce que vous venez de dire, elles sortent de plus en plus.

Kyo: Ça serait bien qu’elles ne sortent plus.

-Hé? vraiment?

Kyo: Je veux faire les choses parce que les idées sortent. Si elles ne sortent plus j’arrêterai de faire plein de choses.

-Quand elles sortent vous voulez leur donner forme.

Kyo: C’est ça. Il reste encore différentes choses, je pense « est-ce que la signification de moi-même ressortira finalement? ». Je ne veux pas me dire plus tard « j’aurais du le faire ». Je m’énerve moi-même. Finalement, peu importe ce qu’on me dit, je n’ai pas de regret dans ma vie.

-The insulated world s’est clos avec ce single, est-ce que vous pouvez voir la suite de Dir en grey?

Kyo: Ça dépend de la direction que prennent les membres, donc je ne sais pas. Mais avant ça nous devons terminer le clip de The world of mercy (interview réalisée au mois de juillet). Le clip est différent de ce qu’on a fait jusqu’à présent, les paroles et la vidéo ont un lien, pour que la vision du monde des paroles ressorte dans ce sens je fais beaucoup de réunions avec le producteur. Cette fois je dirige tout jusqu’au moindre détail. Comme c’est la première fois que je fais ça je me demande ce que ça donnera.

-Pourquoi vous investissez-vous à ce point?

Kyo: A chaque fois la vision du monde des paroles et le clip avaient l’air d’être liés mais ils ne l’étaient pas ou avaient une image différente, j’ai souvent eu cette impression. C’est pourquoi cette fois je veux faire quelque chose qui soit parfaitement lié. Ce n’est pas seulement la vidéo, ça inclut aussi la jaquette. Je me suis dis que je voulais le faire correctement au moins une fois.

-Cette fois vous avez déjà une image claire du visuel ou de la vidéo?

Kyo: Oui. J’ai tout écrit, je l’ai présenté au producteur et aux membres, nous avons discuté de la façon de faire, maintenant je me demande comment ça va se passer.

-J’ai hâte de voir l’expression live de The world of mercy.

Kyo: Chaque live est différent. Je ne cherche pas à faire des lives entre 90 et 100 (points) à chaque fois. Je cherche juste à exprimer ce que je suis réellement à ce moment là.

Interview Die et Toshiya Barks

-La chanson s’appelle The world of mercy et dure un peu plus de 10 minutes. Pouvez vous nous en dire plus?

Die: Nous nous sommes d’abord demandé quel genre de single nous allions sortir. Comme les deux derniers singles étaient des chansons courtes d’à peu près 3 minutes, en prenant la même direction nous aurions été défini comme faisant des singles courts et nous devions casser cette image. Nous voulions pouvoir exprimer ce que nous sommes actuellement, quelque chose qui a un impact, c’est comme ça que Kyo a eu l’idée d’une chanson longue.

-C’était une suggestion de Kyo?

Die: Mais c’est difficile de faire une longue chanson. Il y en a eu plusieurs jusqu’ici, mais l’une d’entre elles, Vinushka, est une chanson qui inclue des scènes impressionnantes, notamment les performances live. Nous devons la surpasser. Mais je pense que ce n’est pas possible si on ne peut pas lier l’immobilité et le mouvement, mais en faisant ça elle aura la même évolution. C’est pourquoi nous étions vraiment dans le flou. Nous voulions faire une longue chanson mais par où commencer? Comment la composer? Que devons nous faire? Comme point de départ nous avions deux chansons de 3 et 4 minutes avant de décider de les mettre ensemble pour en faire une longue.

-L’album The insulated world est synchro avec le titre, aviez-vous remarqué le lien?

Die: Personnellement je n’y ai pas pensé. nous n’avons fait qu’une tournée pour l’album et nous ne nous sommes pas dit « composons à partir de ça » (de The insulated world). Quand vous décidez de faire une chanson longue, comment la composer? Nous pensions seulement à ça. En tant que groupe nous voulons faire quelque chose qui se ressent, qui groove, pas seulement ce single mais aussi les lives et les autres travaux.

-Qu’en pensez-vous Toshiya?

Toshiya: Quand nous sortons un single nous pensons aux nuances basées sur le timing. Je pense que la façon dont nous abordons les singles a changé ces dernières années. Personnellement je trouve que c’est difficile de faire un single, sauf si c’est un tie-up. Mais cette fois le mot clé « long » est ressorti et j’en ai donné un sens. Je pense que les singles doivent aussi avoir un impact niveau business. De cette façon, notre force est de pouvoir faire ce que d’autres artistes ne peuvent faire. Mais « long »… aucune chanson ne peut être faite facilement mais pour une longue nous devons fournir le travail de 2 ou 3 chansons. En un sens, c’était aussi une solution de dernier recours de faire de deux chansons une.

-Oui

Toshiya: Mais aucune des deux ne correspondait en tant qu’une seule chanson. Les deux ont des bons points mais rien de décisif pour les choisir. C’est en les réunissant que ça a donné quelque chose de satisfaisant. Aussi, en ce qui concerne la relation avec The insulated world, il y a une certaine connexion, je pense que cette chanson est la dernière pièce de l’album. Pour moi, cette chanson est une nouvelle étape, mais pas « une nouvelle étape en dehors de l’album ». Elle a été créée pendant la tournée, c’est la dernière chanson née de The insulated world.

La signification d’un single, la signification de votre vous actuel, la signification de la suite de The insulated world, The world of mercy représente tout ça. Dir en grey est un groupe qui ne choisi pas le chemin le plus simple.

Toshiya: On ne peut pas le faire simplement (rire).

Die: Ça a surement éloigné la sortie du prochain album (rire). Parce que ça prend 6 mois. Si on avait voulu le faire, on aurai fait la moitié de l’album. Il est plutôt produit en parallèle, ce qui nous permet de changer notre point de vue. Comme les singles sont concentrés sur un point, on s’arrête et on réfléchi donc ça peut prendre autant de temps. (qu’un album).

-J’ai entendu que Kaoru a mis en place une organisation et l’a présentée aux membres. Est-ce que c’était vraiment ça?

Die: Sans organisation de base on ne pouvait pas faire d’arrangement, on a laissé le soin à Kaoru de lier les deux chansons et avons attendu que ce soit fait. Je crois qu’à ce moment là on ne savait pas encore si ça allait être un single. Kaoru a dit « faisons ça pour voir » mais comme d’autres chansons étaient susceptibles de devenir un single, les autres membres travaillaient dessus en même temps.

-Est-ce qu’il y a une grande différence entre l’étape où Kaoru a présenté son organisation et la forme finale?

Die: Ça n’a pas été trop long jusqu’à la forme finale. L’organisation s’est étendue, nous avons inclut le chant et ajouté le refrain.

-Ça signifie que vous avez longuement tâtonné?

Die: Um…. honnêtement je ne sais pas quand ça s’est terminé (rire). Est-ce que c’est bien comme ça? Où est la ligne qui montre que c’est ok pour une sortie single? Voilà ce qui m’inquiétait. Avant l’enregistrement la longueur de la chanson était définie mais pour le son il y avait encore des parties que je ne connaissais pas.

-Vous avez commencé avec le chant?

Die: Oui, le chant a été le plus rapide à terminer. à partir de là on pouvait se concentrer sur l’arrangement avec les instruments. On sent que c’est tirer par le chant.

-Ça commence doucement, devient violent et se termine sur une magnifique fin qui donne l’impression d’avoir une suite, à quoi pensiez vous pour créer le son?

Die: Je pense que chaque membre le voit différemment, mais pour moi l’intro me coupe le souffle. Le sentiment d’être dans une pièce close, dans l’obscurité, d’errer dans un endroit prêt à exploser. Est-ce qu’on survit?

-Et vous Toshiya?

Toshiya: Je trouve que cette chanson signifie la patience. Zetsuentai dans The insulated world est aussi une longue chanson mais en comparaison elle (The world of mercy) est plus détachée. Je veux y mettre une vague mais elle est tuée (pas trop compris). Comme ça a été dit avant, l’organisation d’une longue chanson est semblable aux autres (longues) chansons. C’est pourquoi je pense que tout le monde était inquiet, mais pour la basse j’ai décidé de le faire d’une manière plus détachée. Même si la guitare est coupée en plusieurs petits morceaux, tout a été pensé en fonction de la grande étendue de la basse. L’unisson aussi, ce n’était pas un unisson précis, j’ai seulement assemblé le début et la fin. Ce sont les changements que je souhaitais faire personnellement.

-« patience », « détaché » c’est nouveau dans votre façon de vous exprimer Toshiya

Toshiya: En effet. J’aime les phrases qui bougent mais j’ai osé arrêter pour cette fois.

-Est-ce que ça colle à cette chanson? (cette façon de faire)

Toshiya: Oui ça colle.

-Die, est-ce que c’est la même chose pour la guitare?

Die: Les guitaristes veulent que leur phrases soient correctement entendues, mais j’ai fait le son en pensant « de quelle manière existe cette phrase? ». Je voulais quelque chose qui ne s’entende pas clairement… comme dans un brouillard, et des sons qui ne sont pas trop mis en avant. A part la distorsion basique, j’étais relativement conscient de l’aspect du son en pensant à la chanson en général. A cause de cette image, le mixage et le mastering ont été très difficile.

-L’ingénieur du mixage est Dan Lancaster et l’ingénieur mastering est Brian « Big bass » Gardner.

Die: Comme ce sont des ingénieurs étrangers ça sonne vraiment métal, c’est vraiment explosif et énergique. C’était à l’opposé du son que j’avais imaginé avec des push-pull et wabisabi. Il y avait un impact mais ce n’est pas juste une chanson à impacte, donc nous avons essayé de la rendre plus profonde et plus émotionnelle.

-Ce n’est pas simplement le son d’un groupe, c’est une chanson qui doit chérir la vision du monde axée sur le chant, c’est pourquoi vous avez fait attention au moindre détail.

Die: C’est ça. Ce n’était pas simple car c’est une chanson qui a été conçue en incluant une texture du son. Si on le fait avec un ingénieur qui renvoie un son trop puissant, ça n’ira pas.

-Je pense que c’était nécessaire de faire face aux interprétations de chacun pour cette chanson.

Die: Nous avons beaucoup échangé là dessus. Parce que ce qu’on peut comprendre / accepter devient de plus en plus profond. Mais étant donné que les instructions étaient traduites et envoyées en anglais, ces échanges étaient… vraiment j’ai pensé que ça aurait été mieux qu’au moins un membre aille sur place. Pour être honnête, les ingénieurs japonais peuvent le faire avec plus de minutie. Je me suis dis que, même si ça prend du temps pour échanger des détails, nous devrions le faire pour la prochaine fois. Quand on échange avec un ingénieur étranger, si on propose « je voudrais qu’on puisse faire écouter cette chanson à ce volume », le travail ne sera pas terminé. Quand on a ces discussions il y a encore d’autres choses qu’on voudrait dire et jusqu’à ce qu’on se comprenne ça peut prendre un an seulement pour le mixage. Et sera t-il bien? Ça peut ne pas être le cas.

-Je vois

Die: Donc j’ai dû faire des compromis. C’est pourquoi, à partir de maintenant je veux pouvoir correctement communiquer avec l’ingénieur et je souhaite que pour chaque travaux l’ingénieur connaisse la personnalité de chacun de nous. Comme ce sont des étrangers ils ne perçoivent que le son en tant que tel, ils ne comprennent peut être pas exactement la signification des chansons. Je pense que ça pourrait être intéressant de leur demander avec quel feeling ils travaillent (rire).

-C’est vrai. Ça changera aussi pour les performances live.

Die : Oui. Ça fait seulement trois jours qu’on la joue avec le groupe (rire). C’est l’étape où le son n’est toujours pas en adéquation avec le corps. J’ai l’impression d’avoir à peine commencé à la jouer. Je dois dépasser ce stade.

-Toshiya, c’était comment de la jouer avec le groupe ?

Toshiya : C’était amusant (rire)

-Parlons des autres chansons du single. La deuxième chanson est la version acoustique de Dozing green. Le son de chaque instrument a été arrangé de sorte à faire ressortir la beauté de la chanson.

Die: Il n’y avait pas beaucoup de chanson choisies pour un arrangement acoustique. Nous avons pensé que c’était cette chanson là qui semblait pouvoir changer d’accord pour un arrangement acoustique. Comme nous avions déjà visualisé ce que nous voulions faire le travail a été rapide. On ne voulait pas modifier la longueur ou la réarranger, nous avons pensé « faisons la de la même manière en acoustique ». Je pense qu’on l’a faite en un jour à peu près.

-Le temps que ça a prit contraste avec The world of mercy.

Die: C’est parce qu’il y avait The world of mercy. Comme c’est la première chanson, Dozing green est plus simple, sobre, composée seulement du son de nous 5.

Toshiya: En la faisant en acoustique on peut voir les parties mélodieuses que ça apporte et les sons de la composition, on réalise / comprend sa beauté. C’est un arrangement qu’on a fait en plein milieu du travail de The world of mercy donc on a pu la rafraîchir.

-La troisième chanson, Grief, vient du live au Shinkiba Studio Coast du mois d’avril de cette année.

Die: Grief est sortie il y a 10 ans et le groove a beaucoup changé en live. Je pense qu’il y a des petits changements dans chaque phrase donc ça serait intéressant de comparer avec la chanson originale.

-On les espère pour les prochains lives, la tournée This way to self destruction débute le 15 septembre.

Die: L’emplacement de The world of mercy dans la setlist est important, je pense que l’atmosphère changera par rapport à la tournée précédente.

Toshiya: J’ai hâte de voir comment sera The world of mercy pendant la tournée.

-A la fin de l’année vous avez une tournée en Amérique pour la première fois depuis 4 ans et une tournée européenne en début d’année. Comment sera vu The world of mercy à l’étranger?

Die: Je me demande. Les étrangers réagissent librement. Par exemple, même si on fait une chanson calme, au Japon on peut l’écouter, mais dans les autres pays il y a des réactions surprenantes comme des cris, des dive. C’est assez embêtant quand il y a des riffs de guitare. Ça arrive qu’ils applaudissent soudainement, le son est trop fort, je n’entend plus le métronome dans les écouteurs et je n’entend plus mon propre son. Je perd le rythme « pourquoi vous applaudissez là? J’entends rien! » (rire).

-En effet, c’est libre (rire)

Die: Les membres voudraient être aussi libre que le public (sourire amer). Il y a moins de staff et il y a eu des problème à la tournée européenne l’année dernière mais s’il y a le même problème je pense que c’est un pas en avant pour la suite. Je veux pouvoir tout accepter.

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Interview Die Okmusic

-Aujourd’hui c’est le premier jour des répétitions.

Die: Oui. C’est la première fois que nous allons jouer « The world of mercy » ensemble. On l’a jouée qu’une fois ensemble pendant l’enregistrement. N’est-ce pas génial? (rire). [Ou horrible, je sais pas XD].

-C’est la première fois que les membres font face à l’apparence réelle de cette chanson. Le single sort un an après l’album « The insulated world », il y a eu la tournée de l’album au printemps, puis une petite pause, serait-ce le commencement d’une nouvelle phase avec ce single?

Die: On ne l’a pas vraiment vu comme ça. Nous avions commencé la composition de chansons en début d’année, mais ce n’est que récemment que nous avons décidé de travailler sur cette chanson là.

-Vous composez depuis le début de l’année, serait-ce en prévision du prochain album?

Die: Il y a d’abord les singles avant l’album. On sort des chansons sans avoir décidé ce qu’on voulait faire. A partir de là, la direction sera naturellement déterminée par la façon dont ça avance.

-Qui a composé la chanson?

Die: D’abord c’était une composition de Kaoru et une chanson de Shinya, nous avons fait la pré production et l’idée de faire d’une longue chanson un single est ressortie et nous nous sommes concentré sur ça. Ces deux chansons se ressemblaient, nous les avons assemblées et en avons fait une longue.

-Qui a eu l’idée de faire une longue chanson?

Die: C’est Kyo. Dans notre dernier album il n’y avait pas de longue chanson…. Zetsuentai dure 7 minutes à peu près. Et les deux derniers singles étaient des chansons assez courtes.

-Mais il a fallu luter pour la faire en format single.

Die: C’est la définition d’un single. Comme il y a eu des chansons de différents styles qui ont été sorties en single, un autre style de plus ne pose pas de problème (rire). En fait, si on avait sorti de nouveau le même genre de chanson courte, les singles de Dir en grey auraient été déterminés comme tel, alors que c’est différent. Et donc nous avons pensé « nous n’avons pas de long single ». Mais, 10 minutes, il n’y a pas de juste milieu (rire).

-En partant d’une chanson de 10 minutes, ça a l’air difficile d’écrire les phrases, car la base est trop large.

Die: C’est tout à fait ça! Sur 10 minutes, pour être honnête je ne l’ai pas beaucoup écoutée pendant la phase d’arrangement. Je travaillais dessus par petites sections. C’est devenu impossible de juger en écoutant pendant 10 minutes.

-L’impression que j’ai eu en écoutant est qu’il y a une réelle sensation. On peut vraiment sentir notre respiration.

Die: Oui oui. C’est ce que je pense, c’est le chant. Nous avons pensé à la composition avec le chant, c’est peut être pour ça.

-Elle est longue et développée, mais c’est une chanson plus centrée sur le chant que sur la musique.

Die: Oui. Elle commence d’un coup avec du chant, et les instruments commencent un peu plus tard. Mais elle n’est pas si complexe. Je pense que l’arrangement a été fait correctement. Dans la chanson… eh bien, je ne dis pas qu’elle est simple, mais la question était de savoir comment bien l’organiser. Ça a été très compliqué d’en faire 10 minutes.

-En parlant de développement, les sections ne se répètent pas, on n’a pas l’impression de se perdre dans un labyrinthe, les sons ont été superposés d’une manière très claire, de sorte qu’on peut parfaitement entendre chacun des instruments.

Die: Il n’y a pas de répétitions, alors les notes… il y en a beaucoup à jouer. [pauvre chou]. Nous étions très concentrés sur le fait qu’on puisse l’écouter clairement. Les lignes instrumentales… la voix a été calculée très minutieusement. Ça faisait longtemps qu’on n’avait plus crée de cette façon. « The insulated world » et « Arche » étaient plus simples. En fait ça pourrait se rapprocher des compositions de « Dum spiro spero ».

C’est une belle construction.

Die: Exactement. Mais je ne sais pas encore si ce sera lié à la suite (des compo).

S’il y a un prochain single, on ne peut pas deviner.

Die: J’ai l’impression d’avoir sorti 3 singles (rire). Est-ce que ça ira de sortir un album la prochaine fois? Ça sera compliqué de sortir des singles ensuite, il faudra laisser un peu de temps. Si c’est une chanson de 3 minutes on dira « 3 minutes!? » et si c’est une chanson plus longue on dira « alors faites un album! » (rire).

-Après avoir complété « The world of mercy » avez vous une nouvelle direction à l’esprit?

Die: Plutôt qu’un album, ce que je recherche c’est simplement les parties groove du groupe pendant les tournées, les lives. J’ai l’impression que le groupe cherche quelque chose qui n’est pas lié à des chansons existantes, quelque chose de plus dynamique. Au lieu de suivre le métronome, si on accélère, tout le monde accélère, ou on ralenti, ça serait pas génial? (rire). [Kyo qui ne suit jamais le rythme approuve]. Si on suit le métronome ça devient ennuyeux. Je l’ai beaucoup ressenti l’année dernière pendant la tournée européenne, en Grande Bretagne. Le MAC s’est cassé et il n’y avait plus de synchronisation. Nous avons rapidement choisi des chansons qui n’étaient pas prévu dans la setlist et que nous n’avions pas jouées à la tournée précédente au Japon. Nous ne les avions pas répétées et n’avions pas préparé le matériel mais nous devions le faire. C’était des chansons que nous avions décidé sur place donc c’était très gênant (rire). Mais ça m’a rappelé les débuts du groupe. C’était pas super, on accélérait ensemble, on ralentissait. Pour cette raison, quand on regarde un live c’est à chaque fois une impression différente, du point de vue des fans je pense que ça vaut la peine de les regarder à chaque fois. C’est pourquoi j’ai fermement l’intention de faire « le son de Dir en grey », « le son qu’on peut exprimer qu’à 5 » sans utiliser le métronome. Peut-être que tous les membres y pensaient au fond d’eux. [Ou alors tu es le seul à vouloir créer le chaos].

-Il y avait déjà eu le même genre de problème à un festival à l’étranger.

Die: Oui. On réalise pas mal de choses quand on fait les tournées à l’étranger. Donc ça fait peur (rire).

-L’arrangement change aussi pendant les lives, j’ai hâte de voir quelle forme aura « The world of mery ».

Die: Nous aussi. Si on ne joue pas ensemble on ne connait pas le tempo.

-La version acoustique de « Dozing green » qui fait partie du single est simple dans sa composition et son arrangement.

Die: Même si elle arrive après la longue, c’est toujours étouffant (rire). C’est juste aux deux extrêmes. Acoustique et simple. Je n’ai pas changé la gamme originale mais j’ai un peu modifié les accords. C’est comme si vous mettiez les données de la chanson originale dans votre PC et que vous ajoutiez vos accords préférés.

Pourquoi avoir choisi cette chanson parmi les nombreuses anciennes chansons?

Die: Il y a déjà beaucoup d’anciennes chansons qu’on peut jouer en acoustique. Si on choisi une chanson qui semble pouvoir changer d’atmosphère en changeant l’accord, c’est parfait. Nous l’avons jouée lors d’une tournée récente donc je n’ai pas l’impression que c’est une ancienne chanson, et puis c’est une chanson populaire à l’étranger.

Tout le monde joue seul dans une pièce, on dirait que ça a été enregistré en one shot.

Die: Non, nous avons tous enregistré séparément (rire). Donc si on la joue en live, on doit la répéter. J’aimerais que ce soit une habitude. « Jouons un peu ensemble ». Si j’ai une guitare, un shield et un ampli je peux jouer tout de suite. On pourrait me dire que c’est à l’ancienne, mais si on n’a pas constamment un ordinateur on ne peut rien faire…

On trouve du nouveau dans l’ancien, c’est certain.

Die: Je fais moins sonner l’ampli sur scène. [trop technique, j’ai pas compris] Comme tout le son que j’ai dans les oreilles est aussi bien que le CD c’est peu probable que je ressente le volume élevé de l’enceinte. Mais je suis bien aussi avec la pression acoustique de ma guitare [je ne sais pas si ça veut dire quelque chose XD].

Il y a aussi la version live de « Grief » dans le single.

Die: Il y a le feeling du groupe. C’est une ancienne chanson, on l’a beaucoup jouée en live donc je la connais très bien.

Certainement. Et pour la suite il y aura une tournée japonaise de septembre à novembre et ensuite une tournée à l’étranger.

Die: Ça se terminera en février prochain. En étant si long ça ne sera pas simple et je pense qu’il y aura différentes difficultés pour le groupe donc surmonter tout ça stimulera l’esprit des membres et nous espérons que ça se reflétera dans nos prochains sons.

C’est peut être un peu tôt mais, quelque chose à t-il été prévu dans vos activités en 2020?

Die: Nous avons déjà prévu pas mal de choses, attendez avec impatience.

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Kaoru interview Tokyo sports

Kaoru, le leader guitariste du groupe international Dir en grey tiendra sa propre exposition « Nautikalano » (du 31 janvier au 03 février à Tokyo au Temporary Contemporary). C’est surprenant qu’un musicien de rock qui fascine les fans avec un son unique prenne un pinceau, Kaoru en révèle la raison et le contenu dans cette unique interview.
Il y a un monstre inconnu blanc sur fond noir. Quelle est la vraie nature, vraie couleur de cette étrange être? C’est une chose que Kaoru à peint lui même. L’exposition s’appelle « Nautikalano », « Noutei kara no » (depuis le fond du cerveau) donc qui indique quelque chose qui se trouve au fond du cerveau de Kaoru. C’est le thème de cette exposition.

« A l’époque du jardin d’enfant, il y avait un rêve que je faisais souvent. Je suis dans un endroit blanc et je me fais attaquer par une chose noire. Je ne connais pas la vraie nature de cette chose noire. Comme je me réveille au moment où elle attaque, je ne sais pas ce qu’il se passe… Quand j’ai pensé à peindre, j’ai peint la façon dont j’imaginais cette attaque. »

C’est il y a trois ans qu’il a pensé à peindre. Ça a été déclenché par le dysfonctionnement de l’index de la main droite dû à une surcharge de travail pendant de nombreuses années. Un doigt qui ne bouge plus affecte toute la performance musicale, Kaoru a commencé à peindre dans le cadre de sa rééducation.

« J’ai toujours aimé dessiner. Pendant un moment je voulais être mangaka (rire). En tout cas c’est mieux de dessiner quand il y a un thème. C’est pour ça que je me souviens de tous les rêves que je faisais quand j’étais en primaire. »

Il aime le manga « Dragon ball ». Son personnage préféré et le méchant Freezer. « J’aime les personnes mauvaises. Donc je dois être vraiment mauvais. (rire) ».

Mais ça rejoint la vision du monde que le groupe crée. Dir exprime les ténèbres de l’esprit humain sous forme de chansons et de performances scéniques sur le thème de la « douleur », mais on peut dire que ces peintures représentent également les ténèbres au fond du cerveau de Kaoru.

« Je pense que je fais le lien. Un groupe c’est à 5, je peins seul donc c’est différent, mais je pense qu’au fond ça communique. ».

A l’origine c’était une illustration et petit à petit c’est devenu quelque chose à part entière, et depuis un an il utilise de la peinture acrylique pour compléter ses œuvres. Les choses rapides sont finies en 2 heures. Il y a aussi des choses qui prennent un mois. Dans tous les cas, la caractéristique des peintures et que seuls le noir et le blanc sont utilisés. Le designer Koji Yoda a déclaré:

« Je regarde depuis qu’il a commencé à dessiner, la qualité à rapidement augmenté. Bien qu’il y ait une différence dans l’expression de la musique, la vision du monde est constante. En un sens, on peut voir une partie du cerveau de Kaoru. Je pense que ça approfondi la compréhension de Dir. »

On peut dire que c’est une occasion précieuse pour les fans de voir Kaoru s’exprimer différemment qu’avec la musique avant la tournée qui débute en mars.

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