Twitter Dir en grey

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Interview Die et Toshiya Barks

-La chanson s’appelle The world of mercy et dure un peu plus de 10 minutes. Pouvez vous nous en dire plus?

Die: Nous nous sommes d’abord demandé quel genre de single nous allions sortir. Comme les deux derniers singles étaient des chansons courtes d’à peu près 3 minutes, en prenant la même direction nous aurions été défini comme faisant des singles courts et nous devions casser cette image. Nous voulions pouvoir exprimer ce que nous sommes actuellement, quelque chose qui a un impact, c’est comme ça que Kyo a eu l’idée d’une chanson longue.

-C’était une suggestion de Kyo?

Die: Mais c’est difficile de faire une longue chanson. Il y en a eu plusieurs jusqu’ici, mais l’une d’entre elles, Vinushka, est une chanson qui inclue des scènes impressionnantes, notamment les performances live. Nous devons la surpasser. Mais je pense que ce n’est pas possible si on ne peut pas lier l’immobilité et le mouvement, mais en faisant ça elle aura la même évolution. C’est pourquoi nous étions vraiment dans le flou. Nous voulions faire une longue chanson mais par où commencer? Comment la composer? Que devons nous faire? Comme point de départ nous avions deux chansons de 3 et 4 minutes avant de décider de les mettre ensemble pour en faire une longue.

-L’album The insulated world est synchro avec le titre, aviez-vous remarqué le lien?

Die: Personnellement je n’y ai pas pensé. nous n’avons fait qu’une tournée pour l’album et nous ne nous sommes pas dit « composons à partir de ça » (de The insulated world). Quand vous décidez de faire une chanson longue, comment la composer? Nous pensions seulement à ça. En tant que groupe nous voulons faire quelque chose qui se ressent, qui groove, pas seulement ce single mais aussi les lives et les autres travaux.

-Qu’en pensez-vous Toshiya?

Toshiya: Quand nous sortons un single nous pensons aux nuances basées sur le timing. Je pense que la façon dont nous abordons les singles a changé ces dernières années. Personnellement je trouve que c’est difficile de faire un single, sauf si c’est un tie-up. Mais cette fois le mot clé « long » est ressorti et j’en ai donné un sens. Je pense que les singles doivent aussi avoir un impact niveau business. De cette façon, notre force est de pouvoir faire ce que d’autres artistes ne peuvent faire. Mais « long »… aucune chanson ne peut être faite facilement mais pour une longue nous devons fournir le travail de 2 ou 3 chansons. En un sens, c’était aussi une solution de dernier recours de faire de deux chansons une.

-Oui

Toshiya: Mais aucune des deux ne correspondait en tant qu’une seule chanson. Les deux ont des bons points mais rien de décisif pour les choisir. C’est en les réunissant que ça a donné quelque chose de satisfaisant. Aussi, en ce qui concerne la relation avec The insulated world, il y a une certaine connexion, je pense que cette chanson est la dernière pièce de l’album. Pour moi, cette chanson est une nouvelle étape, mais pas « une nouvelle étape en dehors de l’album ». Elle a été créée pendant la tournée, c’est la dernière chanson née de The insulated world.

La signification d’un single, la signification de votre vous actuel, la signification de la suite de The insulated world, The world of mercy représente tout ça. Dir en grey est un groupe qui ne choisi pas le chemin le plus simple.

Toshiya: On ne peut pas le faire simplement (rire).

Die: Ça a surement éloigné la sortie du prochain album (rire). Parce que ça prend 6 mois. Si on avait voulu le faire, on aurai fait la moitié de l’album. Il est plutôt produit en parallèle, ce qui nous permet de changer notre point de vue. Comme les singles sont concentrés sur un point, on s’arrête et on réfléchi donc ça peut prendre autant de temps. (qu’un album).

-J’ai entendu que Kaoru a mis en place une organisation et l’a présentée aux membres. Est-ce que c’était vraiment ça?

Die: Sans organisation de base on ne pouvait pas faire d’arrangement, on a laissé le soin à Kaoru de lier les deux chansons et avons attendu que ce soit fait. Je crois qu’à ce moment là on ne savait pas encore si ça allait être un single. Kaoru a dit « faisons ça pour voir » mais comme d’autres chansons étaient susceptibles de devenir un single, les autres membres travaillaient dessus en même temps.

-Est-ce qu’il y a une grande différence entre l’étape où Kaoru a présenté son organisation et la forme finale?

Die: Ça n’a pas été trop long jusqu’à la forme finale. L’organisation s’est étendue, nous avons inclut le chant et ajouté le refrain.

-Ça signifie que vous avez longuement tâtonné?

Die: Um…. honnêtement je ne sais pas quand ça s’est terminé (rire). Est-ce que c’est bien comme ça? Où est la ligne qui montre que c’est ok pour une sortie single? Voilà ce qui m’inquiétait. Avant l’enregistrement la longueur de la chanson était définie mais pour le son il y avait encore des parties que je ne connaissais pas.

-Vous avez commencé avec le chant?

Die: Oui, le chant a été le plus rapide à terminer. à partir de là on pouvait se concentrer sur l’arrangement avec les instruments. On sent que c’est tirer par le chant.

-Ça commence doucement, devient violent et se termine sur une magnifique fin qui donne l’impression d’avoir une suite, à quoi pensiez vous pour créer le son?

Die: Je pense que chaque membre le voit différemment, mais pour moi l’intro me coupe le souffle. Le sentiment d’être dans une pièce close, dans l’obscurité, d’errer dans un endroit prêt à exploser. Est-ce qu’on survit?

-Et vous Toshiya?

Toshiya: Je trouve que cette chanson signifie la patience. Zetsuentai dans The insulated world est aussi une longue chanson mais en comparaison elle (The world of mercy) est plus détachée. Je veux y mettre une vague mais elle est tuée (pas trop compris). Comme ça a été dit avant, l’organisation d’une longue chanson est semblable aux autres (longues) chansons. C’est pourquoi je pense que tout le monde était inquiet, mais pour la basse j’ai décidé de le faire d’une manière plus détachée. Même si la guitare est coupée en plusieurs petits morceaux, tout a été pensé en fonction de la grande étendue de la basse. L’unisson aussi, ce n’était pas un unisson précis, j’ai seulement assemblé le début et la fin. Ce sont les changements que je souhaitais faire personnellement.

-« patience », « détaché » c’est nouveau dans votre façon de vous exprimer Toshiya

Toshiya: En effet. J’aime les phrases qui bougent mais j’ai osé arrêter pour cette fois.

-Est-ce que ça colle à cette chanson? (cette façon de faire)

Toshiya: Oui ça colle.

-Die, est-ce que c’est la même chose pour la guitare?

Die: Les guitaristes veulent que leur phrases soient correctement entendues, mais j’ai fait le son en pensant « de quelle manière existe cette phrase? ». Je voulais quelque chose qui ne s’entende pas clairement… comme dans un brouillard, et des sons qui ne sont pas trop mis en avant. A part la distorsion basique, j’étais relativement conscient de l’aspect du son en pensant à la chanson en général. A cause de cette image, le mixage et le mastering ont été très difficile.

-L’ingénieur du mixage est Dan Lancaster et l’ingénieur mastering est Brian « Big bass » Gardner.

Die: Comme ce sont des ingénieurs étrangers ça sonne vraiment métal, c’est vraiment explosif et énergique. C’était à l’opposé du son que j’avais imaginé avec des push-pull et wabisabi. Il y avait un impact mais ce n’est pas juste une chanson à impacte, donc nous avons essayé de la rendre plus profonde et plus émotionnelle.

-Ce n’est pas simplement le son d’un groupe, c’est une chanson qui doit chérir la vision du monde axée sur le chant, c’est pourquoi vous avez fait attention au moindre détail.

Die: C’est ça. Ce n’était pas simple car c’est une chanson qui a été conçue en incluant une texture du son. Si on le fait avec un ingénieur qui renvoie un son trop puissant, ça n’ira pas.

-Je pense que c’était nécessaire de faire face aux interprétations de chacun pour cette chanson.

Die: Nous avons beaucoup échangé là dessus. Parce que ce qu’on peut comprendre / accepter devient de plus en plus profond. Mais étant donné que les instructions étaient traduites et envoyées en anglais, ces échanges étaient… vraiment j’ai pensé que ça aurait été mieux qu’au moins un membre aille sur place. Pour être honnête, les ingénieurs japonais peuvent le faire avec plus de minutie. Je me suis dis que, même si ça prend du temps pour échanger des détails, nous devrions le faire pour la prochaine fois. Quand on échange avec un ingénieur étranger, si on propose « je voudrais qu’on puisse faire écouter cette chanson à ce volume », le travail ne sera pas terminé. Quand on a ces discussions il y a encore d’autres choses qu’on voudrait dire et jusqu’à ce qu’on se comprenne ça peut prendre un an seulement pour le mixage. Et sera t-il bien? Ça peut ne pas être le cas.

-Je vois

Die: Donc j’ai dû faire des compromis. C’est pourquoi, à partir de maintenant je veux pouvoir correctement communiquer avec l’ingénieur et je souhaite que pour chaque travaux l’ingénieur connaisse la personnalité de chacun de nous. Comme ce sont des étrangers ils ne perçoivent que le son en tant que tel, ils ne comprennent peut être pas exactement la signification des chansons. Je pense que ça pourrait être intéressant de leur demander avec quel feeling ils travaillent (rire).

-C’est vrai. Ça changera aussi pour les performances live.

Die : Oui. Ça fait seulement trois jours qu’on la joue avec le groupe (rire). C’est l’étape où le son n’est toujours pas en adéquation avec le corps. J’ai l’impression d’avoir à peine commencé à la jouer. Je dois dépasser ce stade.

-Toshiya, c’était comment de la jouer avec le groupe ?

Toshiya : C’était amusant (rire)

-Parlons des autres chansons du single. La deuxième chanson est la version acoustique de Dozing green. Le son de chaque instrument a été arrangé de sorte à faire ressortir la beauté de la chanson.

Die: Il n’y avait pas beaucoup de chanson choisies pour un arrangement acoustique. Nous avons pensé que c’était cette chanson là qui semblait pouvoir changer d’accord pour un arrangement acoustique. Comme nous avions déjà visualisé ce que nous voulions faire le travail a été rapide. On ne voulait pas modifier la longueur ou la réarranger, nous avons pensé « faisons la de la même manière en acoustique ». Je pense qu’on l’a faite en un jour à peu près.

-Le temps que ça a prit contraste avec The world of mercy.

Die: C’est parce qu’il y avait The world of mercy. Comme c’est la première chanson, Dozing green est plus simple, sobre, composée seulement du son de nous 5.

Toshiya: En la faisant en acoustique on peut voir les parties mélodieuses que ça apporte et les sons de la composition, on réalise / comprend sa beauté. C’est un arrangement qu’on a fait en plein milieu du travail de The world of mercy donc on a pu la rafraîchir.

-La troisième chanson, Grief, vient du live au Shinkiba Studio Coast du mois d’avril de cette année.

Die: Grief est sortie il y a 10 ans et le groove a beaucoup changé en live. Je pense qu’il y a des petits changements dans chaque phrase donc ça serait intéressant de comparer avec la chanson originale.

-On les espère pour les prochains lives, la tournée This way to self destruction débute le 15 septembre.

Die: L’emplacement de The world of mercy dans la setlist est important, je pense que l’atmosphère changera par rapport à la tournée précédente.

Toshiya: J’ai hâte de voir comment sera The world of mercy pendant la tournée.

-A la fin de l’année vous avez une tournée en Amérique pour la première fois depuis 4 ans et une tournée européenne en début d’année. Comment sera vu The world of mercy à l’étranger?

Die: Je me demande. Les étrangers réagissent librement. Par exemple, même si on fait une chanson calme, au Japon on peut l’écouter, mais dans les autres pays il y a des réactions surprenantes comme des cris, des dive. C’est assez embêtant quand il y a des riffs de guitare. Ça arrive qu’ils applaudissent soudainement, le son est trop fort, je n’entend plus le métronome dans les écouteurs et je n’entend plus mon propre son. Je perd le rythme « pourquoi vous applaudissez là? J’entends rien! » (rire).

-En effet, c’est libre (rire)

Die: Les membres voudraient être aussi libre que le public (sourire amer). Il y a moins de staff et il y a eu des problème à la tournée européenne l’année dernière mais s’il y a le même problème je pense que c’est un pas en avant pour la suite. Je veux pouvoir tout accepter.

https://www.barks.jp

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« Aujourd’hui c’est la troisième date de la tournée This way to self destruction, à Kobe au Harbor Studio! Il fait beau, la salle est proche de la mer c’est très agréable. Il fait chaud comme en été, rendons le live aussi chaud! Aujourd’hui aussi c’est sold out! »

Manager Jujieda qui aime beaucoup la mer.