Shinya Channel 100ème

Ça y’est j’en suis venue à bout!! Je me sens libre à nouveau…. XD Bien, bonne lecture!

Eh bien bonjour tout le monde et bienvenue aux nouveaux arrivants.

J’ai commencé le blog en mars 2016, ça fait deux ans et neuf mois. C’est finalement le 100ème article.

Clap clap clap.

Cette fois c’est un article gratuit.

C’est un soulagement pour les personnes qui s’intéressent au blog mais qui n’achètent pas parce qu’elles ne connaissent pas le contenu.

Je pense que les nouvelles personnes ne sauront pas vraiment de quoi je parle, mais je vais continuer où je m’étais arrêté en parlant du deuxième jour de la Halloween Party.

J’ai commencé le live en Kuromichan.

Comme la setlist était la même que la veille, j’ai fait le live de la même façon.

Je n’ai pas eu de problème avec les chaussures mais comme la cape allait devant c’était un peu difficile pour jouer.

C’est ce qui arrive à Halloween n’est ce pas.

Mais comme c’était 100 fois mieux que la veille, je pouvais jouer autant que je le voulais.

Le live a continué et l’invité, Teru de Glay, est apparu.

J’en ai déjà parlé dans le dernier article mais nous avons joué la chanson de 2013 « Yuwaku » et « However », c’était amusant.

Après le live j’ai fait des modifications du costume et de la perruque de la sirène pour le lendemain.

Le costume n’avait des plumes que sur la tête.

Je me suis demandé s’il allait être prêt à temps pour le lendemain.

Comme il y avait plein de modifications à faire, j’étais très en retard.

A chaque fois que je sortais de la salle de concert il n’y avait presque plus de staff, parce qu’il était tard.

Je suis ensuite rentré à Tokyo, j’ai regardé les vidéos lives, je me suis entraîné, je me suis préparé pour le lendemain et c’était déjà l’heure de repartir.

C’était le 3ème jour de la Halloween Party.

Le costume était celui de la sirène.

La sirène est un personnage qui vient de Devilman.

Ce qui a fait que j’ai choisi la sirène c’est le photoshoot que j’ai fait l’autre jour avec h.Naoto. J’étais en vampire et j’ai trouvé que sur la photo je ressemblais à la sirène. Je l’ai donc choisie pour Halloween.

Au lieu d’utiliser le costume du photoshoot, j’ai demandé à h.Naoto d’en faire un nouveau.

J’avais demandé spécialement des plumes sur la tête donc ça a été fait la veille, mais le reste du costume n’avait pas avancé.

Comme la sirène originale ne porte pas de vêtement, en faisant du bodypaint je n’ai pas besoin de vêtement. Comme je l’imaginais, ça a donné une vraie sirène d’Halloween.

Le jour J à la salle j’ai découpé une fente et j’ai été prêt à temps.

Dans les loges, comme il y avait beaucoup de membres de groupe qui connaissaient Devilman ils disaient « pourquoi vous portez des vêtements en étant en sirène ? », « sortez tout nu ! » mais j’ai fait semblant de ne pas entendre.

Ensuite, comme mes mains et mes jambes devaient être celles d’un oiseau, j’ai d’abord essayé de créer quelque chose mais ça ressemblait à une mascotte, donc j’ai essayé le bodypaint et ça rendait beaucoup mieux.

En fait je devais dessiner des écailles de l’autre côté mais comme je n’avais plus le temps on a dessiné autant qu’on le pouvait jusqu’au dernier moment.

Et ce jour là j’étais pieds nus donc je me suis dis que j’allais pouvoir jouer confortablement, je suis resté derrière le rideau de la scène.

Puis ça a commencé et quand j’ai voulu prendre les baguettes les griffes m’ont fait mal, je ne pouvais pas du tout tenir les baguettes.

C’était terrible, j’ai enlevé mes griffes à mille à l’heure et j’ai pu jouer la première chanson pile à temps.

Ah, le stresse.

La setlist a complètement changé depuis la veille, la première chanson de la Halloween Party était une version différente et cette chanson difficile « Set in stone » a aussi été ajoutée.

J’ai répété cette chanson dans les loges jusqu’au dernier moment en faisait mon maquillage.

Comme j’étais pieds nus j’étais très stable pendant le live et j’ai pu jouer en étant très concentré.

Le live continue et après la partie principale l’invité, Yoshiki, a fait son entrée.

A suivre.

La rubrique mot clé de Shinya.

Dans cette rubrique Shinya parle à propos d’un mot clé choisi par le staff.

Le mot clé d’aujourd’hui est « mauvaise habitude ».

Est-ce que vous avez des mauvaises habitudes ?

Shinya : Eh bien, je crois que j’en ai plusieurs, par exemple je fais craquer mes doigts.

C’est quelque chose que vous faites souvent en général, les faire craquer.

Shinya : En général je les tord.

Ah, vous les tordez dans le sens opposé.

Shinya : Je les tord beaucoup. Ensuite je tire dessus.

Est-ce que ça fait vraiment grossir les doigts ?

Shinya : Ça ne le fait pas.

Quand vous étiez enfant, est ce que vos parents vous disaient de ne pas le faire ?

Shinya : Oui. Je ne comprenais pas d’où venait le bruit de craquement.

Ah oui ?

Shinya : Peut être.

C’est en quelque sorte le bruit de l’air qui explose entre les jointures. Quand on ne bouge pas ça craque n’est ce pas ?

Shinya : Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas les faire craquer continuellement ?

Parce que ça a besoin de se recharger, non ?

Shinya : Hein ?

Il y a quelque chose qui se recharge (rire). C’est nécessaire d’avoir un temps de recharge.

Shinya : L’air ?

C’est étrange l’air dans les jointures n’est ce pas. Les coudes aussi peuvent craquer.

Shinya : Par exemple la chiropractie aussi ça fait craquer.

Exactement. Eh bien, peut être que ce n’est pas bien de faire ça.

Shinya : Je ne sais pas. Mais je me sens mal si je ne le fais pas.

Ah oui ?

Shinya : Je ne comprends pas mais c’est une sensation (rire).

(rire). C’est quelque chose qui claque et qui frotte.

Shinya : Peut être que ça se déplace un peu et que « pi » entre. [aucune idée de ce qu’est ce « pi »].

Ah, je vois. C’est aussi quelque chose à considérer. Je me demande quelle est la vraie cause ?

Shinya : Je ne comprenais pas mais on en a parlé. Quand un enfant naîtra, essayez de comparer en lui faisant craquer seulement les doigts de la main droite et pas ceux de la main gauche.

Ne faites pas cette expérience ! (rire)

Shinya : (rire)

Et si vous faisiez cette expérience ? (rire)

Shinya : Je suis déjà un adulte donc on ne saura pas.

Une expérience sur des animaux.

Shinya : Les animaux ne craquent pas.

On dit que les singes peuvent craquer (rire)

Shinya : Non non (rire)

Si ça faisait une énorme différence, ça ne serait pas pitoyable ?

Shinya : Ils me disaient « La main droite ça va, mais ne craque pas la gauche ! Et ne le fais pas en cachette ! »

Ça voulait dire « craque beaucoup ta main droite ! » n’est-ce pas (rire)

Shinya : C’est ça. Je la craquais tous les jours.

Vous le faisiez à chaque fois que c’était rechargé (rire)

Shinya : Les enfants le font aussi à la main gauche.

C’est vrai.

Shinya : Ils me disaient que si je craque la main gauche le fantôme mottainai (le fantôme du gaspillage) allait apparaître. Vous connaissez le fantôme de la pub ?

[Une pub avec un fantôme qui apparaît chez les gens qui gaspillent]

Il y a une pub ?

Shinya : A quoi vous pensiez ?

Hein ? à quelque chose d’irréel…

Shinya : Mais non. C’est une pub.

C’est vieux ?

Shinya : Ça passait quand j’étais enfant.

Ah oui ? C’est de ça que parlaient vos parents ?

Shinya : Je pense ? C’est à ça que ça me faisait penser.

Mais tous les parents en parlaient, du fantôme.

Shinya : Je pense que ça vient de cette pub. La voix de la personne du dessin animé « manga nihon mukashibanashi » [vieux contes japonais] est vraiment effrayante. Pour un enfant. Est-ce que c’est sur Youtube ?

Oui.

Shinya : Il dit « je n’aime pas les radis ! »

(rire). Je pense que tous les parents du pays parlaient de la même chose. Puisqu’on en parle je crois avoir vu quelque chose comme ça.

Shinya : Il fait peur hein ! Le fantôme.

Non, maintenant il ne fait plus peur (rire)

Shinya : « gaspillage…gaspillage… ».

Ca ressemble (rire). Si on regarde ça en étant enfant c’est effrayant hein. « Nihon mukashibanashi » était étrangement effrayant.

Shinya : Je le regardais en direct. Mais je m’enfuyais (rire).

(rire).

Shinya : Je n’ai pas perdu contre le fantôme du gaspillage. Je disais « je n’abandonne pas ».

Quel enfant (rire). On vous disait aussi « si tu laisse des grains de riz tu verra flou » ?
[Pause culture : Au Japon il est mal vu de laisser des grains de riz collés dans le bol de riz. Et je peux vous dire que c’est compliqué de finir son bol sans un seul grain de riz qui reste!]

Shinya : On ne me le disait pas (rire)

Ah ? (rire). Et « si tu joue de la flûte la nuit, des serpents vont venir » ?

Shinya : Ça on me le disait.

C’est pas effrayant ?

Shinya: Je pensais que c’était normal qu’ils viennent. Les serpents aiment le son de la flûte. Mais on me disait « il n’y a pas de serpent dans la maison ni dans le quartier ».

Ouah (rire). Vous pensiez vraiment ça ?

Shinya : Oui (rire). Il y avait aussi « si tu te coupe les ongles la nuit tu ne sera pas avec tes parents quand ils mourront ». On vous l’a dit ?

Oui on le dit.

Shinya : C’est bien non ? C’est mieux de ne pas les voir quand ils mourront. Je ne veux pas voir mes parents mourir.

Vous y pensez depuis ce moment ?

Shinya : Oui. Donc je les ai coupés.

Mais ça veut dire que vous ne pouvez pas prendre soin d’eux jusqu’à la fin.

Shinya : Je ne comprenais pas qu’il s’agissait de ça quand j’étais enfant. Je pensais « l’inverse c’est mieux ». « Les voir quand ils meurent » je pensais que c’était les voir mourir dans un accident.

Ah, c’est comme ça que vous le voyiez. Je change de sujet mais, avez vous d’autres mauvaises habitudes ?

Shinya : Toucher mes cheveux.

Bien sûr. Quand vous n’avez rien à faire ?

Shinya : Non, quand je pense. J’entremêle mes doigts dans les cheveux.

Les femmes aussi font ça, toucher leur cheveux longs.

Shinya : Elles touchent aussi la ficelle des parkas.

Oui. Elles enlèvent la ficelle des parkas parce que c’est gênant et dangereux.

Shinya : Elles enlèvent la ficelle qui se trouve à la taille ?

Elles enlèvent aussi la ficelle des pyjamas (rire)

Shinya : Parce qu’elle est embêtante ? (rire)

C’est parce que la ficelle rentre souvent dans le pyjama (rire). Si l’élastique à la taille tient bien, on peut retirer la ficelle.

Shinya : Aussi, quand je portais des lentilles j’avais l’habitude d’ouvrir grand les yeux.

Vos yeux vous faisaient mal ?

Shinya : Non, c’est une habitude.

Vous ne le faites pas quand vous n’avez pas de lentilles ?

Shinya : Maintenant je ne le fais pas.

Mais ces habitudes ça va. Par exemple, est-ce que vous vous sentez mal si vous ne faites pas quelque chose, ou avez vous un tic maladif complètement inconscient quand vous êtes chez vous ?

Shinya : Rien de tout ça. Ah, je me tape souvent sur les cuisses.

C’est à cause de la batterie n’est ce pas. Dans ces moments, quelle chanson vous jouez ?

Shinya : Une chanson que j’ai en tête.

Je vois. Est-ce que vous fredonnez ?

Shinya : Non.

Il y a longtemps non plus ?

Shinya : Peut être. Je fredonne peut être mais je ne le remarque pas.

Les personnes qui fredonnent sont rares non ?

Shinya : Ah ? C’est n’est pas commun ?

Si on est seul à la maison, mais des gens qui fredonnent quand ils sont avec d’autres personnes il n’y en a pas beaucoup (rire).

Shinya : Il y en a beaucoup ! Vraiment. 90% des gens chantent.

90% (rire). Dans les loges d’un événement par exemple ?

Shinya : Dans les loges oui, mais aussi en jouant à des jeux.

He ! Est-ce que vous avez une façon de parler ? Comme « mais je ne sais pas » ?

[Les gens du Kansai (Osaka, Kyoto etc) utilisent souvent « mais je ne sais pas » en fin de phrase. Par exemple, ils donnent plein d’informations pour ensuite dire « mais bon, je sais pas »… ce qui peut être un peu énervant pour ceux qui ne viennent pas de la région.]

Shinya: Je ne dis pas ça. Particulièrement (rire). Je dis « je ne sais pas » que quand je ne sais vraiment pas.

Non non, les gens du Kansai le disent souvent non ? Les gens du Kantou (Tokyo etc) ne finissent pas leur phrase avec « mais je ne sais pas » ?

Shinya : Ah, surement. Alors que disent les gens du Kantou quand ils disent quelque chose de vague? Peut être ?

C’est ça. Les gens du Kansai disent généralement « je ne sais pas ». Ils disent aussi « pourquoi ? ».

[Quand les gens du Kansai entendent quelque chose de stupide ils disent « nande yanen ! » qui se traduit pas « pourquoi » mais qui signifie « pourquoi tu dis des choses aussi stupides ? ».]

Shinya : C’est vrai. Que disent les gens à Tokyo ?

Je ne sais pas. « Nande da yo » ? Quelle est votre phrase préférée ?

[Nande da yo = pourquoi]

Shinya : Hein ? Hum… « sérieux ?».

[Il dit « majiska ? » qui peut se traduire par « sérieux ? », « ah oui ? », « vraiment ? »]

(rire) Vous dites ça ?

Shinya : Je le dis souvent. Généralement je dis ça aux aînés.

Jusqu’à maintenant vous n’avez pas pensé à dire « majiska » (rire).

Shinya : Si si, j’y pense (rire)

Mais les aînés ne disent que ça.

Shinya : « La batterie était bien », « ah, majiska ». « Hier j’ai mangé blablabla », « majiska ». C’est toujours « majiska ». Je peux parler seulement avec « majiska » (rire).

(rire). Que dites vous aux juniors ?

Shinya : Je dis aussi « majiska ».

(rire). Mais ici vous dites « sou nan desu ne » au lieu de « majiska ».

[C’est la même chose mais en plus poli]

Shinya : Oui. Je dis aussi « hmm ».

Hé ? Vous dites « hmm » ? Mais je ne vous ai jamais entendu dire « hmm » (rire).

Shinya : Hmm

(rire).

Shinya : Ah, il se peut que je ne le dise que par mail.

Ah oui ? La façon de parler à l’oral est différente de l’écrit. Est-ce que vous l’utilisez pour réduire cette différence ?

Shinya : Je ne sais pas. Dans les mails j’utilise le plus souvent « hmm ». En tant que réponse. Sinon je dis « oui » ou « yabatanien ».
[yabatanien est de l’argot utilisé par les jeunes. Ça vient de Yabai qui veut dire « génial », « énorme » ou encore « terrible ».]

Je ne vous ai jamais entendu dire « yabatanien » une seule fois « rire ».

Shinya : (rire). Je l’utilise rarement. Je ne l’utilise que par mail aussi.

Donc ça aussi c’est par mail (rire). Vous n’avez pas d’habitude concernant la batterie ? Une partie libre dans une partition par exemple, on se dirait « ça c’est vraiment le style de Shinya ».

Shinya : Je ne pense pas.

Vous ne faites pas un « pssh ! » à la fin d’une chanson pendant les lives ? Est-ce que vous choisissez le nombre de frappe sur la caisse clair juste avant le « pssh » ?

Shinya : Ça dépend des gens.

Les frappes sont différentes selon la personne.

Shinya : Oui. Je tape lentement sur la caisse claire puis boum, pssh.

Avez vous des habitudes concernant les chansons ? Par exemple, si tout le monde faisait un groupe qui ressemble à Dir en grey, vous pouvez dire qui a composé la chanson.

Shinya : Oui j’en ai.

Est-ce que c’est comme ça ? Par exemple, même pour Dir vous ne savez pas qui a composé.

Shinya : C’est ça. Je ne sais pas trop pour Dir, mais je reconnais quand ça vient d’une personne. Je reconnais parce que la mélodie appartient à cette personne. Je reconnais très facilement Sugizo par exemple.

Dans les chansons de Luna Sea ?

Shinya : Les chansons de Luna Sea et celles qu’il offre à d’autres personnes. Sans savoir que c’est Sugizo qui a composé, j’écoute une chanson et je pense « c’est le style de Sugizo ». Je reconnais aussi Yoshiki.

J’ai entendu que quand vous choisissez les chansons de Dir, vous ne savez pas de qui elles viennent, même à ce stade vous ne reconnaissez pas ?

Shinya : Je reconnais que ça vient de quelqu’un en particulier mais je ne peux pas dire qui. Je ne vérifie pas. Je l’apprends dans les magazines. Je suis là « hé… ». Je reconnais quand les personnes prennent des initiatives pendant la composition, mais dans le cas de Dir à ce stade de la composition il n’y a pas de mélodie. Les groupes qui ont une mélodie sont faciles à comprendre.

Je vois. C’est parce que Kyo ajoute la mélodie du chant après coup. Y a t-il des mauvaises habitudes que vous n’aimez pas chez les autres ?

Shinya : Les gens qui éternuent bruyamment, qui toussent bruyamment (rire).

Il y a différents styles de toux.

Shinya : Goeeee ! Ce genre là.

Ca existe ce genre de personne ? (rire)

Shinya : Oui (rire). C’est très bruyant et stressant. Ceux qui éternuent fort ne peuvent rien y faire.

En effet. Je pense qu’ils le peuvent.

Shinya : Il n’y a pas une intention de le faire de manière plus forte et plus distincte ?

Oui oui, je pense. Je ne pense pas au fait de se taper sur les cuisses, mais taper des pieds c’est mauvais.

Shinya : Il y a des personnes qui tapent des pieds ?

Quelques unes oui.

Shinya : Il y a longtemps je m’entraînais à taper des pieds. Je n’y arrive pas encore mais le tapement des pieds est dû aux mouvements très rapides avec la grosse caisse. J’ai entendu que si on gérait le tapement des pieds, on gérait la pédale.

C’est pour la batterie donc. Vous vous entraîniez beaucoup pour taper des pieds (rire).

Shinya : Non non (rire). En général on ne tape des pieds qu’à la même vitesse, mais je m’entraînais à modifier la vitesse. C’est pourquoi je le fais depuis longtemps, mais ce n’est pas encore ça.

(rire). Donc ça existe ce genre d’entraînement.

Shinya : Oui oui, ça s’apprend.

Le mot « binbouyusuri » [qui veut dire « taper des pieds »] a une mauvaise image n’est ce pas.

Shinya : Pourquoi on dit binbouyusuri ?

L’origine est un peu… il y a diverses opinions, quelque chose comme un pauvre qui tremble de froid.

[Binbou = pauvre. C’est pourquoi le mot « binbouyusuri » a une mauvaise image.]

Shinya : Je vois.

Aussi, quand l’usurier venait récupérer l’argent, les pauvres avaient les jambes qui tremblaient, donc à la période Edo [1603 – 1868] on disait qu’on pouvait être possédé par le dieu de la pauvreté si on avait les jambes qui tremblaient.

Shinya : C’est assez vague (rire).

Il y a plusieurs opinions.

Shinya : Celui qui parle de pauvres qui ont froid correspond le plus.

Oui. On dit qu’ils tremblent de froid à la maison à cause des courants d’air. Il y a aussi des gens qui tapent des pieds quand ils sont nerveux.

Shinya : Ah, il y a des gens qui disent « aah iraira » quand ils sont nerveux.

Eh ? Ils disent « iraira » ?

[Iraira = être nerveux. C’est une onomatopée]

Shinya : Oui, ils disent « aah, iraira », « irairaira ».

Ca existe ce genre de personne ? (rire). Ce n’est pas plutôt « iraira sunna » ?

Shinya : Oui ça existe. Ils le disent pour informer les autres qu’ils sont nerveux.

(rire)

Shinya : «Ils disent « irairairaira » (rire)

Ce n’est pas une blague ? (rire)

Shinya : Non, c’est vraiment une façon de parler.

Hé… (rire). Bien, je ne pense pas qu’il existe des personnes sans mauvaises habitudes, mais ça serait bien de modérer les habitudes qui dérangent les autres.

Shinya: Hmm

Le Q&A de Shinya.

Dans cette section Shinya répond à une question envoyée par un(e) lecteur(trice)

Une question de Megumi.

Bonjour Shinya. Voici ma question.

Je ne suis pas douée pour dire « non », je ne sais pas quoi faire quand on m’invite par exemple. Récemment, quand j’attendais pour prendre un avion pour aller à un live la personne des cartes de fidélité m’a parlé tellement longtemps mais je ne pouvais pas trouver le timing pour arrêter la discussion. Est-ce que vous êtes du genre à refuser sans problème??

Shinya : Je refuse dans la seconde.

(rire) Par exemple si on vient « excusez moi », qu’est ce que vous dites ?

Shinya : J’ignore totalement le « excusez moi » (rire).

Sans croiser le regard, vous ne le regardez pas.

Shinya : C’est pourquoi il m’arrive aussi d’ignorer le « excusez moi » d’un(e) fan quand je me promène dans la rue.

Hé !

Shinya : Je continue de marcher sans penser que le « excusez moi » était pour moi. C’est pourquoi, je suis désolé mais si vous me voyez en ville, ne m’appelez pas derrière, venez me voir d’en face.

Vous n’ignorez pas quand on vient d’en face ?

Shinya : Non, quand on vient d’en face je sais que c’est à moi qu’on parle.

Je vois.

Shinya : Ça arrive souvent, des gens qui me demandent vite « tu as mangé ? » on me parle quand je ne regarde pas la personne, il y a un silence et je demande « qu’est ce que tu as dis? » donc j’aimerais que vous utilisiez un sujet.

[En japonais c’est courant de ne pas mettre de sujet. Dans l’exemple de Shinya « tu as mangé ? » se dit « gohan tabeta ? » lit : repas mangé ? Il n’y a pas de sujet donc il ne sait pas à qui la personne parle.]

Quelque chose comme « Shinya, tu as mangé ? »

Shinya : Voilà, si vous ne faites pas ça je ne sais pas à qui vous parlez.

C’est vrai.

Shinya : Je vais seulement dire « eh ? C’est à moi que tu parles ? »

Vous ne pensez pas qu’on parle de vous.

Shinya : Quand on me dit « qu’est ce que tu as fais hier ? » [donc « fait quoi hier ? »] je réponds « fait quoi hier » « ah, moi ? » (rire). Donc quand vous me parlez, tapotez moi l’épaule et parlez moi quand je vous fais face.

Même dans les loges ?

Shinya : Pas les membres mais les amis. [Bah oui, vu que monsieur ne parle pas aux membres de son groupe]. Si vous parlez la voix sera couverte par d’autre voix et je n’y ferais pas attention, donc tapotez moi l’épaule, je me retourne et je commence à parler [Shinya mode d’emploi]

Hé… ce n’est pas mieux de juste parler en élevant la voix ?

Shinya : Si vous faites ça il y aura de la tension (rire)

Si la tension monte quand vous parlez, ne parlez pas (rire)

Shinya : Tout le monde va regarder celui qui parle fort non ?

Il dirait « Tout le monde ! » (rire)

Shinya : Il parlerait à tout le monde (rire). Je ne parle pas à tout le monde (rire)

Je vois (rire). Vous ne vous mettez pas en avant en parlant d’un sujet devant tout le monde ?

Shinya : Non

Vous ne demandez pas les opinions de tout le monde ? Comme « qu’est ce qu’on fait ensuite ? »

Shinya : Je ne le fais pas. Je laisse ça aux autres.

Donc c’est basé sur l’opinion de l’autre personne « eh bien faisons ça ».

Shinya : C’est ça. Je peux de suite refuser une invitation, mais quand je vais boire avec tout le monde je ne sais pas à quelle heure je vais rentrer. Je ne suis pas du genre à dire « je rentre » en plein milieu d’une conversation, et quand une discussion est terminée je ne fais rien non plus. Donc jusqu’à ce que les 2, 3 dernières personnes aient terminé, il est 6h du matin. (rire)

Ça ne serait pas mieux de décider de rentrer ? (rire)

Shinya : Ce n’est pas que je me retienne, mais les japonais ne disent pas « non ». je peux rentrer si je dis « je rentre ».

Vous êtes du genre à vous soucier des autres n’est ce pas. Même si vous pensez « je veux rentrer » ça ne prends pas le dessus.

Shinya : Si maintenant on me dit d’aller au studio, je vais vraiment faire de mon mieux pour refuser mais si c’est juste pour rentrer et dormir je ne dirais rien.

Parce que ce n’est pas le dernier train.

Shinya : Et aussi parce que je ne veux pas rentrer.

Et vous ne pouvez pas dire « c’est le dernier bus » ? (rire)

Shinya : Il n’y a pas de bus (rire)

(rire)

Shinya : Quand je fais une soirée jeux à la maison, en général je veux rentrer vers 4 ou 5h du matin, mais dans ce cas je ne peux pas rentrer (rire)

(rire)

Shinya : Je suis là « hein !? » (rire)

Si vous dites ce genre de choses les autres ne vont plus venir.

Shinya : J’ai peur que ce soit le cas si je le dis trop, donc je me modère (rire)

C’est un sous entendu (rire)

Shinya : [Quand la personne se prépare à partir parce que Shinya n’arrête pas de râler] Je dis « ah, tu vas au conbini ? », « non, je rentre », « dans ce cas tu reviendra une autre fois ? ».

Vous faites ça !? Au contraire, ça arrive que vous vouliez rentrer ?

Shinya : De temps en temps. 5 ou 6h ça va, mais en général on fini de jouer à 5h, je me préparer pour rentrer, il y a une personne qui parle beaucoup et qui commence d’un coup une nouvelle conversation, tout le monde écoute jusqu’à 11h (rire).

(rire)

Shinya : Dans ce cas je vais dans la salle de bain et je rentre. Quand ils se réveillent je ne suis plus là. Je dors sur le chemin.

Je vois, si c’était chez vous vous pourriez dormir. C’est vrai que c’est difficile de dire aux personnes qu’on a invitées « je suis fatigué donc rentre chez toi ! ». Mais vous pouvez facilement refuser les personnes que vous ne connaissez pas.

Shinya : J’ignore les personnes qui m’abordent avant même de les avoir écoutées.

Il y a autant de personnes que ça qui abordent dans les aéroports ?

Shinya : Il y en a beaucoup

Pour la personne qui a posé la question c’était par rapport aux cartes, ils abordent en disant « les cartes sont pratiques si vous allez à l’étranger » ?

Shinya : Oui oui

Ah bon.

Shinya : Si la personne qui a posé la question ne peux pas refuser, si elle va à Kabukicho elle se fera aborder par des hosts et sera à découvert sur son compte bancaire (rire).

[Kabukicho est un quartier de Tokyo réputé pour ses bars et ses clubs d’hôtes et hôtesses]

Il lui dira « juste un peu » (rire)

Shinya : « juste un verre » (rire)

C’est pourquoi c’est bien de pouvoir refuser clairement.

Shinya : Le plus important c’est de connaître ce genre de chose et ne pas les écouter.

N’est-ce pas. Si vous ne les écoutez pas vous ne perdrez pas de temps ou d’argent.

Shinya : C’est ça. Il y a 10 ans je suis allé dans un magasin d’électroménager. Il y a avait une fontaine à eau noire. Comme c’est rare je l’aie regardée, l’employé est venu « comparé aux bouteilles d’eau vous gagnez une dizaine de yens par bouteille ! ». J’ai signé à cause de ça (rire).

(rire)

Shinya : Donc comme je reçois de l’eau tous les mois, l’entrée est pleine de bouteilles d’eau. (rire)

Si vous ne vous étiez pas intéressé vous n’auriez pas écouté.

Shinya : Dans les magasins de vêtements aussi il y a beaucoup de gens qui forcent à la vente. On n’a pas envie d’acheter aussi vite.

Les vendeurs de vêtements viennent souvent nous parler. C’est bien de dire « s’il n’y a pas votre taille appelez moi s’il vous plait. » mais ceux qui disent « c’est populaire, on en vend beaucoup » on s’en fiche (rire).

Shinya : Il y aussi ceux qui disent « moi aussi je le porte », dans ce cas je ne vais pas l’acheter (rire).

Vous n’achetez pas n’est-ce pas (rire). Et on ne peut pas dire « je vous appelle si j’ai besoin, allez plus loin s’il vous plait ».

Shinya : Le mieux c’est de ne pas acheter.

Sur le net (rire)

Shinya : Si vous ne pouvez pas refuser alors ignorez les. Ils ne réagiront pas. Soyez toujours sur vos gardes dans ce genre d’endroit et faites de votre mieux.

Eh bien, comment était cet article gratuit ?

En comptant vite fait il y a plus de 10000 caractères
[je viens de traduire 10000 caractères…. qu’on me donne une médaille]

Il y en a toujours autant, ça sort 3 fois par mois donc si ça vous intéresse venez nous rejoindre.

Le prochain article sortira dans 5 jours le 02 décembre !

Eh bien à dans 5 jours !

http://www.co-yomi.com

2 réponses à “Shinya Channel 100ème

  1. Nan mais c’est de la folie cet article et c’est difficile à suivre leur discussion alors chapeau pour avoir tout traduit !!!
    On dirait qu’il parle pas aux membres de son groupe en effet XD

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