Shinya channel vol.1

Eh bien, la période d’Halloween est terminée, j’ai enfin pu me reposer.
Et nous sommes déjà en novembre. La fin d’année va passer en un clin d’œil et ce sera déjà nouvel an.
Cette année aussi est passée vite.
Je l’avais dit dans l’article précédent, des choses mignonnes sont sorties.65331367_1
Ah c’est mignon.
Il est censé y en avoir plein mais comme je ne suis pas sûr, achetez les vite s’il vous plait.
Je vais continuer où je m’étais arrêté en parlant de la tournée européenne.
Le live en Pologne s’est terminé sans problème et nous sommes allés à Paris en bus.
Quand nous voyageons en bus je vais toujours dans le « salon » du bus, je m’assois sur un fauteuil et je regarde les beaux paysages, mais cette fois j’ai été surpris!

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Live report Dir en grey Paris

Voici un live report du Trianon, j’y ai ajouté des commentaires entre crochets parce qu’il fallait que je commente certains passages. Le lien du live report est tout en bas si vous voulez lire sans les commentaires!

FireShot Capture 551 - Live Report I DIR EN GREY + Name That_ - https___www.verdammnis.com_reports

DIR EN GREY est un phénomène. Si on ne l’avait pas compris au cours des quinze ou vingt dernières années, il suffit de voir la foule réunie ce soir au Trianon : avant même l’ouverture des portes, la file d’attente s’étend jusqu’à La Cigale, salle située plus bas sur la même rue. La tension est palpable : il y a des fans, des vrais, du genre impatients et fébriles. Les japonais ne sont pas venus en France depuis trois ans et leur réputation de grand groupe de scène les précède. Alors que la foule entre petit à petit au Trianon, un dj set meuble en début de soirée, histoire de chauffer un public déjà survolté. NAME THAT B**TCH, DJ parisien, nous passe sa sélection de morceaux sous quelques spots bleus histoire de vérifier que les gens connaissent bien LINKIN PARK et PAPA ROACH, certains chantent les paroles des titres diffusés pendant que d’autres, agglutinés à la barrière (pitié, on ne veut pas savoir à quelle heure ils sont arrivés) [et ce n’est pas ton problème surtout] s’offusquent très fort d’entendre une reprise de Beat It de MICHAEL JACKSON (ça fait toujours bien de se faire passer pour des puristes) [J’étais moi même à la barrière, je n’ai entendu personne se plaindre, au contraire les gens autour de moi appréciaient (et moi aussi)] et des remixes dubstep de classiques des années 2000. Ouais, bon. On le sait : dans ces gros concerts, la patience et l’ouverture d’esprit de certains se comparent à la distance qui les sépare de la scène, et les premiers rangs scandent des « DIR EN GREY, DIR EN GREY ! » pendant que le DJ fait son job avec énergie et passion. [C’était plus loin de nous, peut être 4 ou 5 personnes, ça a duré 3 secondes et tout le monde leur a dit de se taire]. Globalement, il reçoit un accueil plutôt chaleureux et mérité : son set était sympathique et remplissait parfaitement son rôle. Mais ce n’est pas lui faire injure que de dire que dans la salle, personne n’était vraiment là pour ça.

DIR EN GREY
Quand les lumières se coupent, c’est l’hystérie. DIR EN GREY est peut-être le seul groupe japonais a encore avoir une telle aura en France : la mode visual-kei des années 2000 a beau être passée, le groupe n’a aucun mal à remplir de belles salles et provoque toujours un enthousiasme aussi délirant, sûrement parce qu’ils ont justement su s’affranchir de ce genre pour explorer de nouvelles voies. Les voir arriver sur scène est déjà un spectacle en soi : il y a tout d’abord Shinya, le batteur, tout de blanc vêtu et son air innocent impassible qui vient s’installer avec grâce derrière ses futs majestueux. On dirait un ange, on en mangerait [Quoi?]. Puis arrivent le bassiste Toshiya, à la démarche aérienne et Die le guitariste androgyne tellement beau qu’on dirait un cheval [pardon?] dans une pub de parfum, la chevelure continuellement mise en valeur par un ventilateur [Le ventilo c’est parce qu’il ne supporte pas la chaleur]. Ils ont une prestance digne de la Reine d’Angleterre [Franchement, arrête les « compliments », ça passe surtout pour du foutage de gueule vis à vis des membres], ils sont très classes, absolument parfaits. Ça défile et ça pose à mort, le public est en délire, on sent que rien n’est laissé au hasard. Paradoxalement, ceux qui s’éloignent de cette élégance ostentatoire sont peut-être les deux membres les plus importants [Aucun membre n’est plus important]: le guitariste et auteur d’énormément de compositions du groupe [Et leader, accessoirement] Kaoru, très sobre et discret, et le chanteur Kyô qui surgit sur scène telle une gargouille avec son maquillage de vampire [une gargouille avec un maquillage de vampire… wtf] et son tee-shirt à l’effigie de Keith Flint.

Sans surprise, DIR EN GREY lance son show sur un titre de The Insulated World, leur dernier album en date. C’est UTAFUMI, et, à l’image du disque, on est surpris par la violence qui s’en dégage [C’est vrai qu’on a tous été surpris par cette chanson, c’est pas comme si on la connaissait depuis deux ans]. L’album délaisse les aspects plus progressifs des précédents albums pour quelque chose d’imprévisible et totalement fou, une folie qui s’imprime sur le visage de Kyô : il grimace et sourit comme un possédé. FUKAI, joué en second, rencontre un succès particulièrement vif auprès d’une foule déjà conquise, et ce n’est pas une classique comme Ash qui va refroidir les ardeurs de fans frénétiques [classique, classique, elle a quand même été totalement modifiée]. L’ambiance est électrique dans la fosse, où certains se risquent à chanter quelques paroles pour le plus grand malheur de leurs voisins [Le genre de commentaire vraiment stupide qui n’a rien à faire dans un live report « professionnel »]. Le groupe a beau jouer plusieurs titres de son dernier disque, il laisse aussi une belle part du set à des chansons plus anciennes qui enchantent les fans. Néanmoins, il y a de quoi perdre un peu le fil en sautant d’une époque à une autre, DIR EN GREY sacrifie peut-être un peu de cohérence au profit d’une certaine générosité. Des titres issus de l’excellent album Uroboros, par exemple, auraient été les bienvenus. [Ces anciennes chansons ont toutes été modifiées et réenregistrées avec leur son actuel pour coller avec les nouvelles chansons. De plus, ils ont voulu se rattraper par rapport à 2015 quand ils n’ont joués quasiment que Arche. On en a bouffé du Uroboros, donc c’était rafraîchissant d’avoir une setlist différente. Mais bon, il faut suivre le groupe un minimum pour le savoir.], Ceux qui ne se laissent pas emporter par la liesse des premiers rangs ont aussi pu remarquer un son de la salle parfois étrangement aigu : comme souvent, pour apprécier pleinement la musique, il vaut mieux reculer de quelques mètres. [C’est quoi cette rancœur envers les gens du premier rang? Tu veux que tout le monde soit collé au mur du fond?] On perd en ambiance ce qu’on gagne en ampleur et en puissance et ce n’est pas plus mal. Le show a beau être bien huilé, il arrive à Kyô d’être à la peine entre ses cris, ses miaulements et ses hululements [alors en fait, Kyo n’est ni une gargouille ni un vampire ni un chat ni une chouette. C’est un être humain, et ça serait sympa d’en parler comme tel] et quelques couacs techniques semblent agacer Kaoru, qui, après plusieurs gestes en direction des ingés sons finit par balancer sa guitare et quitter la scène au milieu de Beautiful Dirt. Les conditions ne semblaient pas idéales pour assurer un concert serein et après un petit moment d’inquiétude, tout finit par rentrer dans l’ordre puisque le groupe revient pour le rappel en enchaînant THE FINAL, Sustain the Untruth et RASETSUKOKU.

Musicalement, DIR EN GREY maîtrise les changements de ton radicaux : mélancolique, la musique devient subitement violente. Kyô se donne à fond avec ses mimiques habituelles, son jeu de scène est particulièrement expressif et torturé, ce qui explique peut-être quelques imperfections ici ou là [C’est quasiment sa marque de fabrique les imperfections pour exprimer ses sentiments. Mais comme je l’ai dit plus haut, faut connaître]. Le plus grand moment du concert est peut-être THE BLOSSOMING BEELZEBUB, morceau tiré de Dum Spiro, Spero [sans la virgule] : non seulement la lourdeur très doom des guitares mais aussi sa longueur nous plongent dans une ambiance cauchemardesque très réussie, mais Kyô chante face à une caméra qui diffuse en direct une version agrandie de son visage sur l’écran, trafiquée par quelques filtres de couleur. C’est étrangement malsain, surtout quand il s’extirpe une corde rouge de sous sa veste, comme s’il s’arrachait les tripes. [C’était le câble du micro qu’il tenait juste dans sa main. Pour apprécier pleinement le jeu de scène, il vaut mieux avancer de quelques mètres]. On atteint là un pic d’intensité, notamment car le groupe n’hésite pas à s’éloigner de la version studio, et c’est peut-être le moment le plus dérangeant d’un concert finalement assez sage (on se souvient encore de cette fois où le chanteur s’écorchait l’intérieur des joues pour cracher du sang sur le public) [houla! C’est pas du sang, il le crache pas sur les gens et c’était il y a combien de décennie qu’il a fait ça en France? Même au Japon il ne le fait quasiment plus]. Il faut attendre la toute fin du concert pour que Kyô s’adresse au public. « Paris ! The last song ! » [sans le « the »] prévient-il. [« prévient » XD « mesdames messieurs, je vous annonce que nous allons interpréter la dernière chanson de ce spectacle. »] On n’attendait pas de DIR EN GREY que ses musiciens se mêlent à la plèbe de toute façon, on a compris dès les premières secondes du show qu’ils sont plus que de simples mortels : déifiés par une horde d’adorateurs, ils planent bien au-dessus de nous, idoles inaccessibles venues d’une terre lointaine. […. quoi?] On comprend mieux le nom de la tournée, Wearing Human Skin : ce sont eux qui se déguisent en humain le temps d’apparaître devant nos yeux ébahis. [Je sais pas ce que t’as pris monsieur, mais c’est de la bonne].

DIR EN GREY déchaîne toujours autant les passions après plus de vingt ans de carrière. Certes, le show a ce petit côté mégalo où tout est prévu à l’avance [Bah comme n’importe quel groupe en fait], au détriment de l’imprévu souvent inhérent au live, mais ni ce petit manque de spontanéité ni les quelques pépins techniques n’ont pu gâcher la soirée aux fans acquis à la cause du groupe quoi qu’il arrive. C’était un gros concert avec une ambiance électrique, des lumières et un écran qui en mettent plein les yeux et des musiciens que l’on regarde autant qu’on les écoute. Certes, tout semble savamment orchestré [oui oui, on a compris], mais c’est normal venant d’une aussi grosse « machine ». On en ressort la tête pleine d’images et avec l’impression d’avoir vu quelque chose d’unique, car finalement, aucun groupe ne ressemble à DIR EN GREY.

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Eh bien, ça y va l’irrespect envers les fans et le groupe. C’est quoi ce live report? On dirait un troll. J’aurai préféré qu’il compare les membres à des personnages de manga comme le ferait un bon journaliste kisikonépa plutôt que ces comparaisons avec des chevaux ou des chouettes. Il y a un autre live report que j’attends (fait par une fan cette fois), j’y crois!

Uplink The Zemeckises

Penyu Tabela