Interview Die x Shinya Okmusic UP

Entre 2016 et 2017 vous avez fait des tournées sur le thème des anciens travaux, l’album a t-il été produit à ce moment là?

Die : C’est exact. Mais nous n’avons pas pu travailler sérieusement donc il sort cette année finalement. En regardant en arrière, faire un single pour la première fois depuis longtemps (Ningen wo kaburu) est une indication importante. Je pense que c’est connecté à la partie de base, à l’organisation, à la simplicité et à la solidité du son de l’album en général. Superposer le son de la guitare et l’écouter bruyamment ce n’est pas une technique que j’ai déjà faite, mais j’étais conscient de l’impact que ça aurait sur le son basique des deux guitares. J’ai raclé / nettoyé beaucoup de choses. C’était un travail très compliqué.

Le single représente l’état du groupe du moment ainsi qu’une preview de l’album.

Die : Puisque c’est un single, ce n’est pas nécessaire que ce soit une chanson mélodique, mais ce n’est pas non plus violent avec des hurlements du début à la fin comme Agitated scream of maggots. Le challenge d’un single c’est « comment pouvons nous écouter notre son actuel général ? ». Je pense que l’album est devenu ainsi car nous étions conscient de ça. Nous nous sommes guidé en le composant sans savoir si ça allait être une indication du prochain album ou pas.

Le son a un aspect massif, mais aucune chanson n’est du style metal.

Die : J’avais inclus plus de metal dans la chanson « Rubbish Heap » au départ. Plus tard nous avons exclu l’aspect metal et avons fait un certain nombre de changements avant d’arriver à la forme finale. Comme nous voulions supprimer le sentiment de déjà vu, nous avons recherché nos propres sons et avons essayé de modifier les phrases de guitares et basse. Mais le chant ne change pas. Mon chant est le plus rapide. J’ai d’abord choisi le chant et la mélodie, j’ai écouté et j’ai changé en pensant « est-ce que j’essaye ça ? ».

Shinya : Au stade de la préproduction je reçois fréquemment des stimulations du chant qui influencent la batterie.

J’ai été stupéfait par les terrifiants arrangements vocaux de Kyo. Par la succession de phrases imprévisibles.

Die : Il me surprend tout le temps. Je crois que Kaoru pense ça aussi, mais quand on fait une chanson « ceci est l’intro, le chant sera placé à partir de là » bien que nous soyons en train de développer en pensant à une certaine extension, Kyo place du chant intéressant dans des endroits inattendus. Il dit « je ne mets pas souvent ce genre de chant sur ce riff ». A partir de là on change l’organisation de la chanson.

J’ai remarqué que le son de la section rythmique était devenu plus fort.

Shinya : Cette fois nous avons enregistré dans un très gros studio. Donc je pense que le travail fini colle au son naturel de la batterie.

Eh bien, parlons des chansons. Sans prendre en compte l’ordre des chansons, commençons avec la plus longue, « Zetsuentai ».

Shinya : Nous l’avons complètement terminée le matin de l’enregistrement donc je l’ai jouée avec beaucoup d’énergie. Puisqu’il y a beaucoup de développements je passais souvent à différents modes.

Die : Au départ, le développement de l’intro jusqu’à la fin a été composé de façon très consciencieuse, mais après, en rejetant cette obsession, j’ai pensé que nous pouvions voir cet album comme une seule grosse partie, cette chanson en fait partie.

Nous pouvons aussi dire des autres chansons qu’il y a beaucoup de développements. Même pour les chansons de 2, 3 minutes.

Shinya : « Keigaku no yoku » aussi était plus calme au début mais plus les chansons de l’album s’assemblaient plus l’arrangement changeait et finalement il y a des parties rapides dans toutes les chansons. « Devoted my life » non plus n’était pas si rapide au début. On peut écrire les partitions au moment de l’enregistrement, mais il faut s’en souvenir jusqu’aux lives (rire).

La chanson que Die a ajouté « Aka » au milieu de l’album est ce qu’on appelle une chanson turning point. [Un tournant, un changement important]

Die : Parmi les nombreuses chansons que j’ai fait à partir de riffs basiques, celle-ci s’étend à partir du code. Je me suis demandé si elle arriverait à cette place. On dit que le monde changera encore à partir de là.

Shinya : J’aime jouer cette chanson.

Ensuite, la dernière est la chanson principale « Ranunculus ».

Die : C’est une chanson très profonde qui inclus la vision du monde du clip. Quand je la joue en live je trouve qu’elle est celle qui pénètre le plus le corps. La chanson elle même est simple, mais je sens qu’elle entre profondément en moi. Comme cette chanson est à la fin de l’album, il y a beaucoup de pensées / émotions qui circulent. Il y a différents chemins depuis la première chanson, est-ce que la fin sera sauvée par cette chanson ou pas… je ressens la vision du monde aussi large que ça.

Shinya : La première impression est simple mais en même temps c’est une impression rafraîchissante.

Die : Le début était un peu plus lumineux et avait une jolie impression. L’intro au synthé est aussi un peu plus pop. Ensuite nous avons ajouté de l’obscurité. Son apparence à complètement changé.

La tournée de l’album est prévue pour mars prochain, comment est-ce que ce sera ?

Die : Nous allons encore une fois joindre nos sons, à partir de là je me demande comment est-ce que ça va changer.

Shinya : Est-ce que je vais me souvenir des chansons jusqu’en mars…

Die : Ne les oublies pas (rire).

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