Interview Kyo, pamphlet

Ça fait 3 ans que sukekiyo a commencé ses activités. Est ce que sukekiyo a changé pour vous entre ses débuts et maintenant ?

Kyo : sukekiyo est parfait pour moi maintenant. Au début ça prenait forme petit à petit pendant que j’essayais d’avoir les choses que j’imaginais, mais si vous continuez à creuser ça se développe de plus en plus. D’un autre côté, en pensant à l’atmosphère des concerts maintenant, je ne peux pas dire « sukekiyo est un groupe comme ça », ça n’a pas une forme complète comme ça. Mais je pense que sa forme est assez solide.

Y avait-il une forme que vous recherchiez au début ?

Kyo : Au début nous visions la forme que nous avions lors de la première année. Donc nous avons atteint ce but assez rapidement. A ce moment nous avons continué d’aller encore plus loin. Je veux essayé ça avec sukekiyo, essayons ça pour une mélodie, mixons ça de cette façon etc. sukekiyo a la forme d’un groupe, mais je ne veux pas décider des choses en me basant sur ça. Nous n’avons pas de règles strictes comme faire quelque chose juste parce que nous sommes un groupe. Nous pouvons être attirés par n’importe quoi, nous pouvons exprimer tout ce qui nous intéresse, c’est ce genre de groupe que nous sommes. C’est pourquoi nous ne pouvons pas dire quel genre de groupe nous sommes. Au contraire, je pense que c’est important de ne pas appartenir à un seul genre. Ce n’est pas comme si nous essayions seulement de créer des choses qui n’existaient pas avant, mais créer des nouvelles choses est l’objectif de ce groupe. En général, ça devient naturellement comme ça… Créer des choses qui ne peuvent pas être liées à un genre, où on se dit « qu’est-ce que c’est ? »

Avant la tournée précédente vous avez eu la troupe dirigée par Shuji Terayama dans vos shows. Avez-vous été intéressé par ce genre de scène avant ?

Kyo : Ce n’est pas comme si je suis un grand fan ou connais beaucoup de chose à propos de ça. Mais j’aime vraiment les performances avec ce genre d’expression ou d’image inhabituelle. Ce n’est pas comme si je voulais créer une scène incluant une pièce de théâtre. En y pensant, nous ne pourrions pas créer plus que les shows de l’année dernière. C’est mieux si nous pouvons tout mélanger ensemble, de nouvelles choses, des choses surprenantes, même pour nous.

Comment pouvez-vous transformer un concept que vous avez à l’esprit en réalité ? C’est l’épreuve principale de l’artiste.

Kyo : C’est vrai. Nous espérons créer quelque chose de mieux que prévu en ajoutant des artistes ou les membres du groupe au spectacle.

Lorsque vous créez la scène, le show de DIR EN GREY vous improvisez tout quand vous vous exprimez, mais sukekiyo implique d’autres artistes, donc je pense que c’est difficile d’improviser ?

Kyo : Ouais, il y a ce genre de choses. Nous construisons beaucoup de choses. Nous ajoutons un flux de chansons ou d’images qui correspondent parfaitement à ce que nous avons imaginé en premier. A certains moments quand d’autres artistes se joignent à notre show, nous ne préparons rien. Nous voulons exprimer notre idée avec une réelle chaleur et émotion. Les mouvements des acteurs Kabuki sont décidés dans les moindres détails, non ? Je veux que ce soit libre, si nous mélangeons des parties préparées et des parties brutes ça ne va pas créer une explosion ?

Avoir une histoire peut être un grand point fort aussi. Ce que j’ai compris de l’histoire de la performance de 2016 « Chuduri musume to hakidame no shi » est que la fille se dirige dans un endroit mentalement cruel.

Kyo : La fille est encore très jeune. Elle s’intéresse à beaucoup de choses, comme comment est le monde adulte. Mais en entrant dans ce qui a l’air une amusante porte (activité), elle découvre que ce monde adulte est très négligé. Même si elle essaye de s’enfuir elle ne peut pas… Et quand elle y parvient enfin et qu’elle retourne à une vie normale et libre, elle est déjà une fille qui ne peut pas oublier ce frisson / excitation. Par exemple, vous aimiez et n’aimiez pas des choses à un point extrême, mais en devenant adulte vous commencez à aimer cela. Il y a aussi une chance que ça devienne un traumatisme ou un point central. Et puis cette fille retourne à cet endroit qu’elle n’a pas aimé avant, en descendant jusqu’au fond. Nous exprimons ce genre d’histoire d’une personne. Nous avons déjà fait la première et la deuxième partie de l’histoire, mais il y avait encore des choses que nous ne pouvions pas faire parfaitement avec cette performance « Ratai to yuugu doroshibai ni sanka no shi ».

Vous n’aviez pas cette histoire quand vous avez commencé avec sukekiyo, pas vrai ?

Kyo : Non, nous ne l’avions pas. Lors de nos concerts à ce moment nous avons essayé de créer une nouvelle vision du monde avec une collaboration avec le groupe + 〆, ça dépendait si Banyu Inryoku ou d’autres artistes pouvaient s’y joindre. Mais ce n’était pas assez. Il y avait déjà d’autres personnes qui avaient créé des choses comme ça. Nous voulions créer des choses qui n’étaient pas encore comprises, des choses que nous ne pouvions pas encore expliquer. Et des choses que DIR EN GREY ne peut pas faire. Le DIR EN GREY actuel n’a jamais fait de choses comme avoir une histoire pour un show. J’avais une idée confuse pour exprimer ça correctement. Ça a d’abord été mis en forme dans la première partie « Chuduri musume to hakidame no shi ». Le personnage principal est une fille, mais j’exprime ce qui est à l’intérieur de son cœur. Si je liais la vision du monde des chansons et les paroles nous pourrions créer quelque chose de nouveau à partir de ça.

L’histoire des concerts est connecté au monde d’Anima ?

Kyo : Je n’écris pas tout en pensant à cette fille, mais il y a beaucoup de paroles dans sukekiyo qui ont le point de vue d’une femme, le point central ne change pas. La recherche de quelque chose, un amour non partagé, les choses comme ça sont la partie principale des paroles de sukekiyo. Pendant les concerts nous utilisons tout, la vision du monde de toutes les chansons, le flux des performances avec BGM (->je ne vois pas ce que c’est) . Nous voulons l’exprimer sous plusieurs angles.

Il y a toujours un impact émotionnel pendant les concerts de sukekiyo, même les plus courts. Il y a aussi des moments où un sentiment étrange vous suis (après le show) pendant longtemps.

Kyo : J’entends beaucoup ça. Bien sûr, c’est douloureux de regarder quelque chose de pur se souiller, comme si nous tombions nous même. Je veux que sukekiyo se concentre plus sur ça. Pas seulement avec des mots, mais je veux m’approcher de ces choses, pas à travers une réelle expérience par contre (rire).

A la fin de la deuxième partie « Sakurahada, yumejime no ato to yuuetsu no shi », le personnage principal à été pendu par le cou ?

Kyo : C’est l’auto libération. J’ai ajouté une scène où un personnage se suicide comme émancipation. En montrant son cœur il enterre le lui actuel et se laisse renaître. Mais cette fille est de retour dans un univers parallèle. Parce qu’elle n’est plus pure.

Y a t-il des moments agréables dans la création des performances et de la musique avec sukekiyo ?

Kyo : Non, il n’y en a pas. Je suis aussi assez fatigué. Je suis aussi émotionnellement fatigué même quand je pense à l’histoire. Et puis avec l’aspect de l’expression (sur scène), c’est vraiment dur, même si j’ai crée l’histoire moi même. Il y a beaucoup de petites choses à retenir, en gardant la bonne atmosphère pour l’ensemble du spectacle. Si nous ne voyons pas tout sous des angles différents objectivement, nous ne pourrons pas perfectionner notre performance.

Je suis vraiment impatient de voir la version complète « Ratai to yuugu doroshibai ni sanka no shi »… même si j’ai un peu peur, j’ai vraiment hâte. Est-ce que vous voyez déjà concrètement ce qui va venir après ça ?

Kyo : Je pense que dans chaque partie les membres peuvent sentir comment est sukekiyo. Il y aura de nouvelles musiques. Maintenant c’est une phase d’anticipation. Des paroles sages, c’est embarrassant à dire mais je veux qu’il y ait plus d’amour. Mais pas de bonheur. Plutôt ce qui se cache de l’autre côté. Je voudrais jauger encore plus la faiblesse et la bonté humaine. J’ai des parties que je sais que je veux faire pour un concert et une scène sage. L’histoire se termine avec cette performance, mais à partir de là il y aura de nouvelles chansons et des choses que nous voulons faire. Donc nous pouvons dire que cette histoire va continuer.

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