Interview Kyo Leaf

Quand vous êtes apparu dans notre magazine la première fois, vous êtes allé au temple Toji. Quelle a été votre impression du temple Gioji et du chateau Nijo que vous avez visité? 
 
Kyo: J’aime beaucoup le « style japonais » la façon de voir le monde. Des choses comme la mousse a un sentiment mystérieux par lequel je suis intéressé. La mousse au temple Gioji était vraiment très belle et c’était encore mieux que ce à quoi je m’attendais. L’élégance silencieuse au milieu des montagnes était aussi très agréable et si on me disait que je pourrais vivre là bas, je le ferais. Je voulais rester plus longtemps. Si je m’isolais ici je pourrais me concentrer sur l’écriture des chansons. Je pense que je ferais beaucoup de progrès. Depuis longtemps je voulais prendre des photos dans une telle atmosphère. La vision du groupe est de nouveau quelque chose de différent mais personnellement j’étais completement satisfait. 
 
Pourquoi êtes vous si fasciné par le « style japonais »?
 
Kyo: Les choses vont et viennent. Rien ne se perd complètement. C’est quelque chose que j’aime vraiment, je suppose. Parce que je n’ai pas quitté la maison du tout quand je vivais à Kyoto, je ne suis jamais allé au Mont Arashiyama ni au château de Nijo. A cette époque je n’avais pas d’intérêt en dehors de la musique. Je ne chérissais pas les choses qui étaient si proches. Eh bien, pour parler franchement, je suis une personne qui préfère Kyoto (rire). Ah, j’aime vraiment Kyoto.
 
Si vous avez la chance, où voulez vous aller dans le futur?
 
Kyo: Parce que j’aime les statues de Bouddha c’est un rêve pour moi de prendre des photos devant la statue de Kanno dans le Sanjyûsankandô-Hall.
 
S’il vous plait, dites nous quelque chose au sujet de votre 26eme single, Rinkaku qui est sorti le 19 décembre.
 
Kyo: Au début le titre n’était pas Rinkaku. C’était le titre que j’avais utilisé pour la couverture d’un book, et qui est ensuite devenu le nom de la chanson. 
 
C’est un monde monochrome, dessiné avec un crayon mécanique. Cette image est votre propre travail non? 
 
Kyo: Oui. Je n’ai jamais dessiné avant. En étant en tournée en Amérique j’ai soudainement eu envie de savoir quel genre d’image je pouvais dessiner. Alors j’ai commencé à dessiner sur un carnet que j’avais trouvé dans mon sac. Je ne savais pas comment dessiner et j’avais décidé moi même que, si on ne peut pas dessiner correctement, on ne doit pas le faire, mais après j’ai pu calmement capturer l’image à l’intérieur de ma tête sur le papier, la montrer aux gens et demander leur opinion et j’en ai conclu que ce n’est pas grave (si on peut dessiner ou pas). J’ai une règle qui dit « si vous pouvez dessiner l’image que vous avez à l’intérieur de vous, ça suffit ». C’est une question d’accepter le résultat ou pas. 
 
Lorsque vous dessinez l’image que vous avez dans votre tête, est-ce le même sentiment que lorsque vous écrivez des paroles? 
 
Kyo: Quand il s’agit d’écrire des paroles j’utilise l’image que je reçois de l’écoute de la chanson. Le dessin ne commence pas de « zéro »? Ce n’est pas nécessairement impliqué…

Interviewer: J’ai entendu dire que vous n’avez pas seulement commencé à dessiner mais vous avez aussi commencé à prendre des photos monochromes. 
 
Kyo: J’ai commencé à prendre des photos avant même de commencer à dessiner. Je ne prends que des photos de masse, où vous ne pouvez presque pas voir la personne. J’ai trouvé un intérêt dans les innombrables choses sales de ce monde, j’ai donc commencé à prendre des photos. Je n’ai pas d’intérêt pour les choses qui sont seulement belles. La décadence, les choses qui sont presque disparue, une seule belle chose qui existe au sein de la saleté… ces choses que j’aime. Pour moi qui n’ai rien fais à part de la musique jusqu’à maintenant, l’année 2012 a apportée de nouveaux moyens d’expressions comme la photographie et le dessin. Il y avait beaucoup de choses à découvrir pour moi.
 
 
 
On sait maintenant de quoi il parlait quand il disait qu’il s’exprimerait autrement s’il ne pouvait plus chanter.